Bilan 2012: Réseaux sociaux, Cannes et Toulouse

palme_d_orJamais deux sans trois, voici donc le 3e bilan annuel du blog Mise En Trentaine.
Depuis le 29 décembre 2012, en effet ce blog a 3 ans (déjà !) et plus de 60 000 lectures pour 124 billets.

Les chiffres ! Les chiffres ! Les chiffres !

  • En 2012, 35 000 lectures uniques, soit 45% de plus que l’an passé.  Puisque 4 329 films ont été soumis au festival de Cannes cette année,  si chaque lecture était un film, alors ce blog pourrait supporter 8 festivals. Ça vaut bien une palme d’Or ça non ? Lire la suite
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« A mort les juifs » ou  » Les juifs ne sont pas morts » ?

Il y a de cela presque vingt ans, sur TF1 en deuxième partie de soirée, collégien, je me souviens parfaitement d’une série de reportages par Serge Moati. « La haine antisémite ». Parmi les intervenants Alain Finkielkraut répondait à la question: « qu’est ce qui différencie un nazi d’un néo-nazi ? ». Sa réponse m’a marqué jusqu’à maintenant.

Un Nazi était celui qui clamait  » A mort les Juifs »
Un Nazi contemporain, lui ce serait plutôt « Les Juifs ne sont pas morts »
Et donc, cela change tout. Il y a une anomalie. S’ils ne sont décidément toujours pas morts, c’est que la méthode allemande n’était pas complétement efficace. Qu’il fallait recommencer en améliorant la technique. S’ils ne sont pas morts, c’est que l’approche germanique était trop frontale, trop ouvertement radicale. S’ils ne sont pas morts, c’est de notre devoir de venir et de finir le travail, autrement, en débarassant l’humanité de sa composante juive. Définitivement.

Le texte qui va suivre n’est pas écrit dans un climat serein. Il est signé à l’encre de l’exaspération, de la colère, de l’abattement et de la tristesse. S’il heurte des esprits consensuels, chagrins ou fragiles, je ne m’en excuse pas.
Pas maintenant en tous cas.
Pas après ces dernières heures.

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Ne pas oublier mais ne pas y penser

Gorge nouée. Le réveil. La conscience qui revient petit à petit. La mémoire aussi. Myriam. Gabriel. Aryeh. Jonathan. Ce n’était pas un cauchemar.
Les enfants sont préparés. Habillés. Grognons comme chaque matin. Et si c’était le dernier ? Non, non, surtout ne pas y penser.

Alors on les embrasse. On les aime tellement. C’est notre vie. Avec son conjoint, il y a  des lourds silences ce matin. Des non-dits, des regards pesants. La peur. Non, non, surtout ne pas y penser.

On les place dans la voiture. Pas de musique cette fois. Et surtout pas d’infos. On est absent. Absorbé par l’énormité du drame. Écrasé par la haine et les envies de meurtres. Au feu rouge, petits regards dans le rétroviseur. Micro-instants de tendresse. Leur sourire. Ou essayer. On est bientôt arrivé. Cars de policiers. Gardiens de la paix armés lourdement. Zone « sécurisée » avec barricades. Agents en civils s’activant au talkie-walkie. Pour éviter quoi ? Pour éviter qui ?

Non, non, surtout ne pas y penser.

Le 20 mars 2012, en France,  rentrée des classes à l’école juive…

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