Droit et Religion: « la Loi Juive dans tous ses Etats »

FYGSi vous passez ces derniers temps, près du Lac d’Enghien-les-Bains, vous verrez sans doute un bâtiment en construction avec une pancarte du Ministère, titrant: « La Justice se modernise »…L’attente, l’exigence voire, d’un Droit toujours en phase avec les contingences de ceux à qui il s’applique, n’est pas que l’apanage du droit séculier.

Le Judaïsme a plus à dire -peut-être- en matière de droit que les autres religions, puisque la juridiction rabbinique, forcément en prise avec ses contemporains, ne sépare jamais le domaine juridique de la doctrine religieuse. La polysémie du mot « Torah » (Enseignement/Loi) et la critique plusieurs fois centenaires qu’on lui a opposé (« Elle n’est qu’un code civil ») en font presque un programme pour tous ceux qui s’intéressent au droit des juifs et aux initiatives indispensables que les rabbins imposent pour répondre aux questions d’aujourd’hui sans trahir l’esprit insufflé depuis la théophanie du Sinaï.

« La Loi Juive dans tous ses états »

Et c’est à point nommé que les éditions Lichma proposent un nouvel opus sur le droit hébraïque. Originalité de la démarche  cet ouvrage ne vient pas seulement du fait que l’auteur, Yona Ghertman, soit à la fois Docteur en Droit et rabbin de la communauté de Cagnes-sur-Mer, ni encore que les sujets abordés soient d’une actualité indéniable, mais bien plutôt par la démarche pédagogique et originale qui articule cette œuvre. Lire la suite

Ytro n’en faut !

(A la mémoire d’Élie, fils de Saada – Léïlouï Nichmat Eliyahou ben Saada)

milouLa paracha (section biblique hebdomadaire)  de la semaine est consacrée à Ytro, beau-père de Moïse, prêtre de Midian, et depuis, icône sacrée et suprême du Consultant en Organisation , puisqu’il va  indiquer à son illustre gendre comment mieux gérer son peuple.

C’est aussi l’homme qui va avoir le mérite de porter le nom de la paracha qui inclut les 10 commandements.

A ce sujet, un Midrash (Sifri Deut. 343:2) nous rapporte une célèbre histoire: avant de confier la Torah aux Enfants d’Israël, Hachem la proposa à toutes les autres Nations. Une à une, elles allaient refuser ce cadeau divin, après s’être enquit de son contenu. L’une apprenant que le vol est interdit, l’autre découvrant que le meurtre est interdit, une autre encore s’étonnant que l’adultère y soit condamné etc. ne restât plus donc qu’Israël qui l’accepta volontiers sans poser de questions et qui scella ainsi sa relation unique et privilégiée avec Dieu.

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