Lorsque la torche algéroise reprit le flambeau des Maccabés

davidgoliathLa fête de H’annouca célèbre historiquement  la victoire du petit peuple Hasmonéen  contre le puissant régime grec Séleucide à l’époque du deuxième Beth Hamiqdach. Dans le paragraphe que nous rajoutons dans nos prières (Amida et Birkat haMazone) nous lisons notamment le passage de ‘Al Hanissim qui énonce d’abord :

« Nous [Te remercions] pour les miracles, pour la rédemption, pour les forces et les actes de salut, et pour les merveilles que Tu as réalisés pour nos pères au cours de ces jours, à notre époque (bazman hazé) »

puis, la louange se poursuit :

« Tu as livré le puissant aux mains du faible, les nombreux aux mains des peu nombreux, les impures aux mains des purs, les impies aux mains des pieux, et les pêcheurs aux mains de ceux qui s’attachent à la Ta Torah »

Bazman hazé

Cette histoire nous la connaissons tous.

Mais réalisons-nous tous très bien que cette histoire, précisément celle du miracle divin qui permet au petit de triompher face au grand, nous poursuit jusqu’à aujourd’hui ? Que la formulation « bazman hazé-à notre époque » relève davantage de la Prophétie pour les générations futures que du constat pour les succès militaires passés ?
Ne commence-t’elle pas d’ailleurs, cette histoire, avec Avram contre les quatre Rois qui avaient pris son neveu Lot en otage ? Ne se prolonge-t’elle pas encore avec l’épisode de David contre Goliath ? N’at ‘elle pas failli se reproduire à Massada ? Et que dire aussi de la Guerre des Six Jours ?

Et à ce titre j’aimerais rappeler la mémoire de certains héros juifs qui, à plus d’un titre, sont les dignes héritiers de Yehouda Hamakabi .

Lire la suite

‘Fame’ ou Flamme ? Quand le feu est de paille ou de joie

« flameOui, oui ma grand-mère descendait dans la cave tous les vendredis soirs pour allumer en silence deux veilleuses ».

Voilà a peu de choses de près comment les descendants de marranes en Espagne ou en Amérique du Sud évoquent le débris de judaïsme qui a subsisté jusqu’à aujourd’hui dans le cœur de ces juifs contraint de cacher leur foi depuis les sombres heures de l’Inquisition.

Une flamme. Discrète. Mais pour laquelle tant de risques sont pris et qui perdure depuis six siècles.

Il y a quelques décennies de cela,  Andy Wahrol, l’oracle underground, prédisait: « Tout le monde aura son quart d’heure de célébrité » tandis que se préparait à Broadway la comédie musicale ‘Fame’ dont nous connaissons tous la musique phare qui disait entre autre:

« fameBaby, look at me  And tell me what you see
You ain’t seen the best of me yet.
Give me time, I’ll make you forget the rest.
[..]Don’t you know who I am?

Remember my name. Fame!
I’m gonna live forever
I’m gonna learn how to fly–high!

I feel it comin’ together
People will see me and cry. Fame!
I’m gonna make it to heaven
Light up the sky like a flame. Fame!
I’m gonna live forever
Baby, remember my name
Remember, remember, ... »

Des décibels, de l’énergie, de l’exaltation, des palpitations, de l’enthousiasme communicatif. Fame  ou Flash Dance, même époque, mêmes valeurs, mêmes impulsions de bâtir un monde sur la célébrité juvénile éclatante et bruyante. Fugace comme l’éclair d’un Flash aussi – au grand désespoir de ceux qui y ont voué corps et âmes. Car comme le grand Charles Aznavour le rappelle souvent (Alzheimer faisant désormais de l’ombre à son fidèle imprésario de toujours Léon Sayan) aux naïfs participants de télé-crochet sauce The Voice:

 » Le plus difficile  ce n’est pas de réussir, c’est de durer« 

Lire la suite

%d blogueurs aiment cette page :