Sans haine, la paix est possible !

Hier soir, j’ai commencé  « Les juifs d’Afrique du Nord – de Didon à De Gaulle » de Sarah Taieb-Carlen. Au détour des premières pages, j’ai eu une révélation disons typographique.
Je m’explique. Cet ouvrage, préfacé par l’ex-Grand Rabbin de France Rav Joseph Haïm Sitruck, relate l’épopée des populations juives présentes sur le bassin méditerranéen et plus spécialement sur ce qui allait devenir le Maghreb (Maroc, Algérie, Tunisie) depuis l’Antiquité et jusqu’après les conquêtes arabes au 8e siècle.
Et là, tout à coup, l’illumination ! Lire la suite

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Papa, Maman,Yoav, Elad, et moi,Hadas, 3 mois.

Bonjour, je m’appelle Hadas.
J’habite Itamar, en Israël.
Je n’ai que 3 mois, mes yeux ne fixent pas encore tout à fait.
Mais je sais déjà reconnaitre mon papa, Udi, et ma maman, Ruth.
Aucune difficulté non plus pour savoir quand mes frères Yoav et Eldad, me sourient.

Mais ce vendredi soir, le 11 mars, après le repas du chabbat, je n’ai pas reconnu les silhouettes qui sont rentrées dans ma chambre.
Ni leur odeurs, ni leur sueurs. Ni leur fièvres.
Ni leurs folies.
Je leur souris, à peine réveillée.

Si aujourd’hui la terre a tremblé au Japon,
ce soir, l’humanité s’effondre à Sion.

Au revoir, je m’appelais Hadas.
J’habitais Itamar, en Israël.
Je n’avais que 3 mois, je suis morte poignardée.
Dans mon berceau, mon drap est ensanglanté.
Je tousse encore quelques instants, crachant ce que mes poumons déchiquetés expulsent.
Je n’ai plus de cordes vocales, sectionnées au couteau. Je ne peux plus pleurer.
Plus crier.
Mon petit cœur va s’arrêter.
L’agonie est longue pour un nourrisson de mon âge. Et douloureuse. Oh oui. Si douloureuse…
Ça y est.
C’est terminé.

Mon âme s’extirpe, surprise, étonnée, effrayée.
Déjà ?
Elle venait à peine d’investir cet habit de chair…
Elle parcours les pièces de la maison.
Eldad, mon frère qui allait entrer en maternelle.
Eldad, toi aussi, tu gît dans ton lit. Ton corps d’un enfant de 3 ans est encore chaud qui expose ta cage thoracique tranchée. Leur as-tu toi aussi souris ? Viens, ensemble, allons nous réfugier chez papa et maman.

Quoi? a côté Yoav, effroyablement maintenu puis égorgé. Avec tes 11 ans ils ont dû s’y prendre à deux. Les courageux.
A moitié affalé sur le lit, le reste au sol, au pied de la flaque de sang, tu es comme nous à présent. Immobile. Silencieux. Ton âme hurle. Mais seul Hachem peut l’entendre. Rejoins-nous. Maman nous calmera comme elle l’a toujours si bien fait. Ce ne peut-être qu’un cauchemar.

N’est-ce-pas ?

Mais au fait, Papa ? Maman ? Où êtes vous ?
Vous êtes déjà au Gan eden. Vous étiez les premiers à être appelé. Je comprends. Il valait mieux ne pas commencer par les enfants de peur de tomber ensuite sur Papa qui aurait pu se défendre. Ou sur maman qui aurait pu donner l’alerte.

Seule ma grande sœur a pu s’enfuir avec deux de mes frères qui viendront agrandir la trop longue liste des orphelins. Et qui porteront notre deuil toute leurs vies. Survivants mais déjà en sursis…
Que reste-t-il donc de ma famille, qui s’était endormie aux lueurs paisibles des veilleuses de chabbat ?

Ce Chabbat Vaykra justement où j’ai entendu Papa à table nous faire un dvar Torah sur l’importance des korbanot. J’ignorai que des monstres planifiaient déjà les mêmes desseins en choisissant ma famille comme sacrifices. J’ignorai que les adultes pouvait agir plus cruellement que des animaux. J’ignorai que le seul fait d’être née juive sur ma terre ancestrale était suffisant pour me condamner à mort. Moi qui n’ai pu faire de mal à personne. J’ignorai que la haine et la violence pouvaient jusqu’à me retirer mes parents, mes frères. Ma vie qui commençait. A peine.

J’ignorai tellement de choses. Mais je n’avais que 3 mois.

Papa, Maman,Yoav, Elad, et moi, Hadas. Nous étions les Fogel.
La nuit. Dans notre sommeil. Celui du Chabbat, Amalek nous a tué une fois.

Puisque le monde n’en parle pas, allez-vous par votre silence et votre inaction le permettre une autre fois ?

Regardez la chronique de Glenn Beck qui en parle. Quel chroniqueur français, presse/télé/radio, en a fait autant ?

Burkamouflage !

En regardant cette image, prise cette semaine dans les rues de Sanaa, au Yémen, où des femmes ont manifesté pour obtenir le départ du président Ali Abdullah Saleh, je me suis mis à plaindre les forces de l’ordre en Libye ou en Iran par exemple. Attendez, ne partez pas encore! Je vais vous expliquer: Oui, je les plains, car tous ces pays où la dictature règne sans relâche ont révélé pourtant une jeunesse suffisamment courageuse pour défiler et manifester pacifiquement leur rejet du pouvoir.

Courageuse cette jeunesse, certes. Mais pas folle: mettez-vous à la place du chef de la répression locale et allez identifier les manifestants ! Lire la suite

La croisée des chemins dans les pays arabes

J’évoquai il y a trois jours l’application d’un modèle mathématique pour démonter la propagande anti-israélienne. Je me suis aujourd’hui amusé à utiliser une autre modélisation, tout aussi classique, pour estimer une issue possible aux évènements qui perturbent le monde arabe.
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La rue arabe où le sempiternel: si j’échoue c’est à cause des autres…

…Surtout si l’autre s’appelle Israël.

A l’heure où ces lignes sont écrites, personne ne sait quelle tournure vont prendre les évènements qui se passent au Maghreb. Ben Ali et Moubarak renversés, Khadafi sur la corde raide, Mohamed VI chahuté, l’état d’urgence en Algérie, répressions sanglantes au Soudan comme en Iran… Pour y voir ‘moins sombre’, voici un zoom des évènements à date, paru sur le site de La dépêche :
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