Droit et Religion: « la Loi Juive dans tous ses Etats »

FYGSi vous passez ces derniers temps, près du Lac d’Enghien-les-Bains, vous verrez sans doute un bâtiment en construction avec une pancarte du Ministère, titrant: « La Justice se modernise »…L’attente, l’exigence voire, d’un Droit toujours en phase avec les contingences de ceux à qui il s’applique, n’est pas que l’apanage du droit séculier.

Le Judaïsme a plus à dire -peut-être- en matière de droit que les autres religions, puisque la juridiction rabbinique, forcément en prise avec ses contemporains, ne sépare jamais le domaine juridique de la doctrine religieuse. La polysémie du mot « Torah » (Enseignement/Loi) et la critique plusieurs fois centenaires qu’on lui a opposé (« Elle n’est qu’un code civil ») en font presque un programme pour tous ceux qui s’intéressent au droit des juifs et aux initiatives indispensables que les rabbins imposent pour répondre aux questions d’aujourd’hui sans trahir l’esprit insufflé depuis la théophanie du Sinaï.

« La Loi Juive dans tous ses états »

Et c’est à point nommé que les éditions Lichma proposent un nouvel opus sur le droit hébraïque. Originalité de la démarche  cet ouvrage ne vient pas seulement du fait que l’auteur, Yona Ghertman, soit à la fois Docteur en Droit et rabbin de la communauté de Cagnes-sur-Mer, ni encore que les sujets abordés soient d’une actualité indéniable, mais bien plutôt par la démarche pédagogique et originale qui articule cette œuvre.

En effet le but avoué est d’amener de manière intelligente et autonome d’un état passif de lecteur curieux à une condition inédite d’étudiant, au sens universitaire : encadrée par des notions générales et historiques des plus remarquables, des « séances » (sic) viennent illustrer, selon l’auteur, parmi les concepts cardinaux du « Droit des Juifs ». Le rythme n’est donc pas dicté par de savants chapitres mais par une cadence docte et mesurée, signe d’un souci de l’enseignant face à des élèves intéressés et avides de savoir. Si sur la forme donc, nous sommes en présence d’une audace remarquable, rehaussée par un style clair, sans emphase aucune, le fond quant à lui est à la hauteur de son contenant.

Le Droit biblique, apprenons-nous, induit dès son essence l’initiative « extra-légale », l’implicite légitimant l’interprétation rabbinique tout en définissant les modalités et les limites.

Sans ce délicat numéro d’équilibriste, la cohérence, la droite ligne, l’ortho-doxie, est remise en jeu. Cette législation est revivifiée à chaque consultation, interprétation, réfutation pour épouser tous les recoins que l’actualité lui propose.
Les champs d’application sont infinis et l’auteur nous en offre un éventail intéressant: la place de la femme, la bioéthique avec les inévitables questions sur la contraception, l’euthanasie et l’avortement, et enfin le droit commercial avec les outils originaux mis en place par les Sages (heter iska, prozboul).

La Controverse Talmudique: aveu de faiblesse, mal nécessaire ou formidable richesse ?

Parmi les chapitres-séances qui parcourent le livre, celui du débat rabbinique accueille ma préférence. Car enfin, depuis plusieurs siècles si ce n’est des millénaires, la codification de la Loi par les simples hommes selon des méthodes rigoureuses quoique de nature parfois opposées (ésotérique, rationaliste  traditionaliste ..) demeure un mystère pour bon nombre de juifs. Florent Yona Ghertman rappelle a propos les bases de la controverse encadrée et du célèbre « les uns et les autres [avis] proviennent du Dieu vivant » (Erouvin 13b) mais installe une notion que finalement peu de Rabanim orthodoxe consentent à avouer: l’importance du contexte.

Ce paramètre, usé jusqu’à la corde par certains mouvements juifs non orthodoxes, semble du coup effrayer les tenants du judaïsme mainstream, qui donne de plus en plus l’impression de recourir à une justice standardisée, automatique, auto-référente. Ce qu’elle n’est pas, heureusement; mais laissez croire à la (nécessaire) mise à jour des règles ancestrales serait  jugé pire que l’écueil d’un Droit arriéré.

Or la controverse biblique peut apparaître comme indispensable et inhérente au système législatif rabbinique.

Quoiqu’explicitée comme une déchéance et une faiblesse intellectuelle dans Erouvin 13b, qui stigmatise les étudiants oublieux des écoles de Shammaï et d’Hillel, la multiplicité des avis donne un caractère périlleux mais fantastique à la Science de la Torah: tels un orchestre philharmonique où chacun doit jouer sa partition dans son instrument pour contribuer à la mélodie finale, les avis minoritaires lors des délibérations ne sont pas pour autant erronés. Il concrétise une projection de la Vérité sous un angle donné qu’en l’espèce, dans ce contexte précis, on ne privilégiera pourtant pas, ce pendant qu’elle enrichit le débat par son point de vue.
Il n’y a donc ni brouhaha ni compétition. Il y a réflexion, argumentations et vote majoritaire dans une optique pragmatique.

Le Droit Hébraïque finalement, sous les auspices de nos Sages, demeurent indétrônable en tant qu’ éternel partenaire de jeu entre l’immanence et la transcendance…

« La Loi Juive dans tous ses états« , par Yona Ghertman, publié aux éditions Lichma, commandable ici.

PS: La critique du Livre est publiée sur le Site des Etudes Juives ici.

PPS: Interview sans concessions de l’auteur sur le site modern-orthodox ici

À propos trente-trois
Papa encore trentenaire, contrarié et jamais contrariant, je souhaite pouvoir dégager suffisamment de temps pour pouvoir aborder tous les sujets qui me questionnent, m'interrogent et me révoltent (car oui, camarade, ça me révolte). Conscient que cette description est pour le moment inintéressante, je vous engage à œuvrer dans les commentaires qui vont suivre pour en savoir plus...

7 Responses to Droit et Religion: « la Loi Juive dans tous ses Etats »

  1. Merci pour l’article. Je rajoute que l’auteur du livre « La loi juive dans tous ses états » est aussi un trentenaire (à qui il reste quand même quelques années avant d’être mis en quarantaine)
    🙂

  2. Lionel Bensoussan dit :

    Cher trentenaire,

    Je viens une fois de plus troubler le fil de vos réflexions, car j’ai été quelque peu troublé par un passage de votre dernier article.
    Vous soutenez, dans votre très juste propos sur le livre du Rabbin Ghertman, que le monde orthodoxe semblait ne pas tenir compte, je cite : « (d’)une notion que finalement peu de Rabanim orthodoxe consentent à avouer: l’importance du contexte . » Fin de citation.
    Ce paramètre, usé jusqu’à la corde par certains mouvements juifs non orthodoxes, semble du coup effrayer les tenants du judaïsme mainstream, qui donne de plus en plus l’impression de recourir à une justice standardisée, automatique, auto-référente. »
    Il convient tout d’abord de se mettre d’accord sur les définitions.
    Je ne pense pas trahir votre penser en lisant « le judaisme mainstream » comme désignant le monde Orthodoxe traditionnel.
    Il me semble cependant que, judaïsme mainstream, tout comme le rock du même nom, défini par essence un courant plus ou moins« mou », ou en tout cas « middle of the road » (car, moi aussi je peux parler Angliche comme disait Béru) et destiné à être accepté par tous. Sans vouloir faire entrer les individus ou les diverses tendance du judaïsme dans des cases, disons que j’y vois des mouvances destinés à être accepté par le plus grand nombre, tel que le consistoire ou ce que le monde anglo-saxon nomme les « modern orthodoxes ».
    Le judaisme Orthodoxe traditionnel en revanche s’apparente plus à un mouvement « pointu », sans concessions, qui pour reprendre la métaphore musicale, serrait plus proche des tendances « Indy rock» ou « Hardcore ».
    Mais fi des remarques liminaires d’ordre semantico-rock&roll (yeah !!!), et rentrons à présent dans le cœur de ma démarche, car en dépits de l’amour que je voue à la musique binaire de la seconde moitié du vingtième siècle, il s’agit avant tout ici, de traiter du rapport qu’entretiendrait le monde orthodoxe traditionnel, avec ce que vous appelez le contexte.
    Je suis ici en desacord radical (forcement radical me direz-vous au regard des références musicales sus citées au paravent pour définir le monde Orthodoxe Traditionnel) avec l’annalyse que vous en faites.
    S’il est vrai qu’il faut tenir compte du contexte, ce que je ne saurais, ni moi, ni le moindre Possek sérieux (elef havdallot) contester, reste à savoir ce qu’est un contexte.
    Et je pense que le contexte n’est pas une réalité intangible, mais bien au contraire un phénomène éminemment relatif. Ce faisant la notion de contexte ne peut être comprise que comme une réalité particulière, et dépendante de ce fait, de l’interlocuteur.
    Ce que je veux dire par cela, est que la fonction du Rav face à une décision Halachique, n’est pas de figer une situation particulière en l’appliquant au plus grand nombre, mais au contraire de répondre à l’individu qui lui fait face et qui lui pose une question précise.
    Je ne suis en rien tenu par la décision d’un Rav qui à écrit une tchouva (responsa) ou dont j’ai suivi un cours. Je le suis en revanche par celle d’un Rav à qui j’ai posé une chééla (question de droit rabbinique). Ce distinguo est essentiel car c’est là que se joue toute la problématique que vous effleurez ici, par votre remarque.
    Seul un rapport individuel avec un décisionnaire peut lui permettre de constater un contexte et de ce fait, en tenir compte pour une décision juridique, pour cela lui-même se réfèrera aux auteurs qui l’ont précédé mais surtout à sa propre démarche talmudique, en tenant compte du contexte. I l est en revanche aberrant de considérer que sa réponse puisse être généralisé à tout un chacun.
    Mon expérience (de quarantenaire) en la matière, montre à contrario de votre assertion, que les Posskims orthodoxes traditionnels ont une incroyable capacité de tenir compte du contexte, pour peu que l’on ait la curiosité de s’adresser à eux en direct afin de leur demander leur éclairage. Je ne compte plus le nombre de fois où j’ai eu des réponses plus légères que celles auxquelles je m’attendais. En revanche il est bien évident que si je pose une question à quelqu’un que je ne connais d’aucune façon, en l’appelant entre deux choses, ou pis encore si je me réfère à la réponse que le rabbin à donné au cousin du boucher de ma belle-sœur (que je salue d’ailleurs bien bas, pour autant que, par le plus grand des hasard elle tombât sur ces lignes), la réponse pourrait parfaitement, et pour cause, ne tenir compte d’aucun contexte.
    Pour clore(en ce qui me concerne tout au moins) le sujet, je pense que beaucoup de rabbanims ne tiennent pas à publier de façon publiques certaines de leurs décisions, que d’aucuns jugeraient audacieuse, non pas par conformisme ou conservatisme, mais au contraire par une prudence face à ce qu’il adviendrait d’une de leur décision une fois sortie de son « contexte ».

    Lionel Bensoussan

    • trente-trois dit :

      Déjà cher Lionel, merci d’avoir pris encore une fois le temps pour vos toujours très brillantes et savantes remarques sur certains de mes billets.
      J’ai toujours grand plaisir a lire avec quel soin vous exposez vos critiques, que je me permets de considérer comme de nécessaires compléments à des articles qui sont loin d’être exhaustifs quand bien même seraient ils justes (objectif(s) toutefois que je tente modestement d’atteindre).

      L’idée que je souhaitais résumer dans ces quelques mots était que les courant ultra-libéraux, disons a l’américaine pour rester géographiquement cohérent, avec transsexuel rabbin(e) bouddhiste végétalien pour caricaturer davantage (et conserver la légèreté de ton dont je vous suis gré), n’ont notoirement que ce leitmotiv du « contexte » pour modeler la Loi comme bon leur semble. Le judaïsme reconstructionist par exemple, et d’autres émanations du même ordre, place la notion de l’environnement socio-culturel au cœur de leurs « délibérations » rabbiniques.
      Soit, ils restent libres de faire ce qu’ils veulent.

      Le souci demeure de mon point de vue que par un phénomène de ricochet idiot, le judaïsme que j’ai mentionné, que nous qualifierons de « traditionnel » (y compris dans sa composante orthodoxe) et dont votre culture musicale vous a permis de dessiner adroitement les contours, ce judaïsme donc craint comme la peste d’invoquer me semble-t-il cet argument-hautement légitime, comme vous le rappeler-pour statuer publiquement…

      Alors qu’entends-je par publiquement ?

      Une cheelat rav, une question a une autorité rabbinique, se fait en effet presque par un face-à-face, j’oserai même la comparaison du confessionnal de nos petits frères chrétiens pour bien fixer l’idée de cette proximité et du particularisme dans la décision qui en découlera.
      Aucune juridiction orthodoxe a ma connaissance ne s’en est affranchie et c’est bien-là la preuve que le « contexte », l’évaluation relative n’est pas la seule prérogative des mouvements classiquement catégorisé comme non-orthodoxes. Alors où est le problème ?

      Le problème est lui aussi contextuel: votre démarche de reconnaître qu’il n’y a pas, qu’il n’y a jamais eu de « machine a trancher le din » est juste et s’avère depuis Moshé Rabbenou. Mais que voyons-nous depuis quelques années (j’estime depuis la fin des années 70, empiriquement) ?
      « Le Gaon harav, Gadol Hador, Untel a écrit que…alors il faut que… », « je vous rappelle que sur ces questions de cashrout la position du mouvement est claire, il faut que… », « comment peut-on oser s’opposer au précédents jugements qui montraient bien que… »: voila en résumé ce qu’on lit de plus en plus parmi les chargés en communication du monde orthodoxe, dans nos médias communautaires. Pire, de manière absolument scandaleuse et parfaitement informelle, on voit dégainer dans les synagogues des bonnes âmes qui se permettent de dicter « la bonne conduite » parce qu’en page 287 de tel Kitsour Choulh’an Haroukh il est écrit ceci et ceci. Au mépris de l’autorité des Anciens (et je ne parle même pas du Rabbin qui est soit complètement « fonctionnarisé » soit lui-même complètement écrase par la peur de venir timidement s’opposer à ce que tel Maran a écrit)

      Je ne suis pas H’abad, mais je me souviens de mon étonnement à la lecture d’une shout du Rabbi qui s’en prenait violemment à un des fidèles (je m’en souviens précisément parce que c’est tellement rare de voir une telle sommité s’emporter). En gros, il expliquait que les décisions et les conseils qu’il donnait pour l’un ne pouvait servir de modèle générique pour tous. Il rappelait que le « contexte » inclinait le psak et qu’il était ahurissant d’oser vouloir le généraliser (semble-t-il sans son accord qui plus est)…là encore la dérive globalisante hors-Rav…

      Je souhaite pour autant moi aussi une uniformisation de la Loi autant que faire se peut, mais cette « systématisation » m’insupporte de plus en plus parce qu’elle met hors-jeu le point crucial de la relation au cas par cas et qu’en plus nos rabbanim ne bronchent pas publiquement (sans doute j’oserai par tiedeur de froisser le mainstream orthodoxe – voyez, je persiste😉 …)

      A vous lire !

  3. Bonjour Lionel,

    Lorsque Mise en Trentaine parlait de l’importance du contexte dans la Halakha, j’ai eu l’impression qu’il faisait références au chapitre « La place de l’épouse dans son couple » pp.110-114 dans le livre. Je vous invite à le lire et à me donner votre avis dessus.

    Par ailleurs, sans polémique aucune, pouvez-vous me donner les références sur lesquelles vous vous basez pour établir cette distinction que vous établissez. Je cite :

    « Je ne suis en rien tenu par la décision d’un Rav qui à écrit une tchouva (responsa) ou dont j’ai suivi un cours. Je le suis en revanche par celle d’un Rav à qui j’ai posé une chééla (question de droit rabbinique) »

    Merci d’avance ,

    Cordial Chalom

    Yona Ghertman

    • Lionel Bensoussan dit :

      Monsieur le Rabbin,

      Tout d’abord félicitations pour votre ouvrage que je n’ai pas encore eu l’occasion de consulter, mais dont le theme me parrait essentiel à toute bilioteque juive.

      Concernant ma référence pour ce qui est d’être engagé par une décision rabbinique uniquement lorsqu’une question a été posée, je me réfère au Hout Shaani du Rav Nissim Karelitz qui développe dans un texte sur niddah me semble-t-il (mais je n’en suis malheureusement plus sur) qu’il est possible de se défaire d’un psak halacha dans nombre limité de cas, notamment lorsque le décisionnaire à fait une erreur sur un enseignement clair dans la michna ( tahout bi dvar mishna).

      Il explique dans cette tchouva que le fait d’entendre un enseignement de halacha n’a nullement une valeur coercitive, et que bien au contraire dans le cadre du limoud tout peut être entendu, sans pour autant faire force de loi pour celui qui l’entend. Il est bien entendu que lire un psak dans un recueil de responsa à exactement le même resultat.

      En revanche lorsque l’on pose une question à titre de Chéela, le fait qu’il puisse y avoir d’autres démarches halachique, ne dispense nullement l’individu qui a posé cette question de la réponse qui lui est donnée.
      C’est d’ailleurs la raison pour laquelle il m’est déjà arrivé de m’entendre répondre par un décisionnaire tout à fait compétent en la matière, d’interroger un autre Rav, celui-ci sachant que la réponse que lui avait pourrait me donner, pourrait me mettre dans une situation complexe.

      Cordialement

  4. Bonjour Lionel,

    Je n’avais pas vu votre réponse.

    J’ai regardé de plus près, je vous envoie vers le Darké-Moshé sur YD 245, 7 à partir de « Katav haRan pérek kama dé avodazara » qui rapporte les différentes chitote des Richonim. Et aussi dans le artscroll sur avoda-zara, une note moins complète que le DM mais très claire : 7a note 21.
    En bref, la ma’hlokete principale est de savoir s’il est interdit au second de répondre car a) la réponse du premier a rendu définitivement le morceau interdit ou b) ce n’est pas kavod pour le premier.
    Il y a plusieurs nafka-minote :
    -Si la raison est le a), il sera formellement interdit pour le questionneur de poser la question, même s’il avertit le second que le premier lui a déjà répondu
    -Si la raison est le b) il sera autorisé de poser la question au second en l’avertissant que le premier a déjà répondu, au Rav de faire attention au kavod de son ami.
    -Si la réponse est le a), ne sera concerné que le cas bien particulier d’un morceau dans issour véheter, mais pas les autres domaines de la Halakha : Si un premier rav répond que telle melakha est interdite Shabbate (avec un postulat qu’il n’est toé ni dans dvar michna ni dans shikoul hadaat) il sera tout à fait permis de demander à un second, même sans l’avertir de la réponse du premier (d’autres sont ‘holkhim mais je ne saisis pas leur svara, voir DM op. cit.)
    -Si la réponse est le b), ce ne sera interdit que dans issour véheter, mais dans tous les domaines, du moment que l’on avertit le second Rav de la réponse du premier.

    Je pense que là se situe le principal, il y a donc des koulote et des ‘houmrote différentes en fonction de chaque motivation supposée de l’interdit présenté dans la guemara. Le problème du Shakh dans YD 202 ou du Aroukh haShoul’han est qu’ils font appel à des notions très subjectives quant à ce que signifient dvar-michna et dans shikoul hadaat. Or en pratique, on voit bien que les Rabbanim considèrent comme des « erreurs » les interprétations des autres. Le Shakh est très utopique (ou alors parle de Rabbanim que je ne connais pas) lorsqu’il imagine qu’un Rav admettra sans problème qu’un autre a juste une autre interprétation toute autant légitime que la sienne.

    Voici quelques pistes de réflexions.

    Je serais intérressé a avoir votre avis sur le livre quand vous l’aurez lu.

    Shabbat Shalom

    Yona

    PS : Dans le cadre d’un blog je propose qu’on se tutoie et que je sois appelé « Yona » plutôt que « Monsieur le Rabbin »

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