« Prie avec des juifs et travaille avec des goyim »

restaurant-luxe
Petite note qui a pour titre ce que l’on m’a répété depuis des années…
Il y a moins d’une heure, mon entreprise a décidé de ne pas collaborer avec une petite structure que j’avais « privilégié » parce qu’entre nous ses dirigeants nous paraissaient compétents (et qu’en plus pour moi ils étaient 100% yid).

Petit projet certes mais en ces temps de vaches maigres, pénétrer un grand compte, ça aurait dû normalement les motiver à une rigueur de circonstance…Que nenni ! Entre les retards aux rendez-vous, les dossiers bâclés (avec hénaurmes fôtes d’aurtograffes), les négociations dignes d’une parodie limite antisémite des années 80 à côté de laquelle « La vérité Si Je Mens 1 » est un documentaire d’une soirée Théma d’Arte, je dois bien admettre que la sentence de mes supérieurs est juste: on ne fera pas affaire ensemble…On va leur préférer un bonne petite agence, sérieuse, efficace, humble, un chouia plus chère ..mais avec la tranquillité de l’esprit. Et 100% pur porc.

Il y a presque 11 ans, j’avais revécu cela sur un plus gros projet (plusieurs millions d’euros). Cette fois objectivement, le logiciel de gestion électronique documentaire, était exceptionnel, parisien, avec 99% de juifs pratiquants et à un coût défiant presque toute concurrence.

Lors de l’appel d’offre, l’outil avait séduit tout le monde. Mais on leur a pourtant (et malgré mon lobbying) préféré une autre société (disparue depuis). Et vous savez pourquoi ? Parce que la présentation commerciale était piteuse, n’inspirait aucune confiance, les phrases étaient récitées sans aucun effort de vraisemblance…un fiasco…J’enrage encore pour eux (car ils existent toujours et ce n’est que justice leur outil est vraiment bien).

C’est à croire que mes coreligionnaires sont d’excellents ingénieurs, et d’incroyables commerciaux…mais uniquement lorsqu’ils travaillent avec des goyim. Mis ensemble, ça peut être terrible !

Et si chez nous plus qu’ailleurs, c’est le rôle et la place conférée, le contexte en quelque sorte, qui était, au delà des compétences indéniables, le plus important ?

Du coup cela m’a inspiré…Et puisque je suis de mauvaise humeur (là je vais me faire des amis), voilà une célèbre maxime adaptée par mes soins:

 

Le paradis serait comme un restaurant casher avec une décoration algérienne, une cuisine marocaine , une organisation yekke, une sécurité sabra, un musicien hassidish, un serveur litvak et un accueil du maître d’hôtel tune .

L’enfer, ce serait toujours un restaurant casher, mais cette fois avec la déco yekke, la cuisine algérienne, l’organisation tune , la sécurité marocaine, le musicien litvak, le serveur hassidique et l’accueil sabra !

Voilà, c’est dit.

Service restaurant

PS: bon, entre nous, il ne faut pas généraliser, je finirais bien par constituer mon minyan…😉

À propos trente-trois
Papa encore trentenaire, contrarié et jamais contrariant, je souhaite pouvoir dégager suffisamment de temps pour pouvoir aborder tous les sujets qui me questionnent, m'interrogent et me révoltent (car oui, camarade, ça me révolte). Conscient que cette description est pour le moment inintéressante, je vous engage à œuvrer dans les commentaires qui vont suivre pour en savoir plus...

7 Responses to « Prie avec des juifs et travaille avec des goyim »

  1. Céline-Esther dit :

    je plussoie : travailler avec des pme yid, c’est souvent un calvaire, à croire qu’ils le font exprès parfois… la notion de client leur semble souvent étrangère et pour peu, je dirais presque que ces pme rendraient presque antisémite le plus philosémite des goyim…

    C’est peut-être une déformation de leur part, à force de travailler dans la communauté intra-muros : la qualité du produit peut-être excellente, mais la mentalité shtetl (« de toute façon, tu n’as pas le choix, soit déjà bien content qu’on existe, pourquoi on ferait un effort puisque la clientèle communautaire est « captive » ?) rend la relation insupportable.
    Du beau gâchis quoi…

    Moralité : toujours y réfléchir à deux fois avant de conseiller un fournisseur yid à sa boîte…

    P.S. j’ai bien ri pour la maxime revisitée lol

  2. ignorante dit :

    hahaha pour la maxime! mais c’etait quoi l’original??

  3. nenette dit :

    Oui, et bosser pour un Juif c’est recevoir ses salaires 1 ou2 mois en retard, voire plus, et donc devenir débiteur, c’est encaisser des chèques ou virements de paie qui ensuite retournent à l’envoyeur (oui oui c’est possible) à votre grande surprise et vous taper des frais bancaires pour chèque sans provision à la place du boss, c’est se faire voler du matos au boulo parce que patron n’a pas d’ordi pour vous et qu’il néglige de fermer à clef votre espace de travail donnant sur la rue, c’est claquer la porte mais avec des salaires anciens toujours impayés que l’on recevra au compte-goutte sur 2 ans, et c’est finalement ne jamais voir la couleur d’une indemnité de départ pourtant convenue dans un licenciement à l’amiable,…

    • ise dit :

      Bon tout cela est bien dingue, mais quelle est votre analyse? A quelle sorte de d’improbable raison psycho-culturo-ethnico-communautaire… est ce du?
      Vous qui evoluez dans ces espaces, acceptez vous cette fatalite sans essayer de la comprendre?
      Parce que ce que vous racontez est quand meme assez revoltant!
      alors quoi, y’a rien a faire?
      Eduquer nos jeunes, peut etre?

      Qu’en pensez vous?

      • trente-trois dit :

        En l’occurrence comme je le disais dans les commentaires Facebook du billet (je vous engage d’ailleurs à venir AUSSI participer sur Facebook à l’aventure Mise En Trentaine😉 ), je suis presque sûr que ces gentils coreligionnaires m’apercevant ont baissé leur gardes, persuadés qu’ils étaient, qu’avec un patronyme, et une tête comme la mienne, c’était « in the pocket » pour leur contrat. Fatale erreur au demeurant…

        Je ne saurai davantage l’expliquer et en tous cas je ne tenterai aucune generalisation: il y a, lorsque 2 juifs dans le milieux goy se rencontrent, une fraternité atavique, charnelle, mystique qui vient dégrader la relation professionnelle. Est ce que je me trompe ? Est-ce une minorité ? je n’en sais rien.

        Alors que faire ? Ma technique: essayer de ma le jouer « à l’israélienne »: juif ou pas juif, c’est la même punition :p. Il faut savoir conserver une distance, quitte a une fois sorti du bureau, redevenir des juifs de galout solidaires et fraternels.

        Merci en tous cas de votre commentaire et à très vite !

        • ise dit :

          La question que je me posais etait, non pas de savoir comment reagir en presence de ce type de phenomenes, mais plutot: Doit on accepter cela comme une fatalite ou bien y aurait il une espece de solution a cette question.

          Personnellement, je crois que les bassesses pseudo artistiques de « films » type, « La verite si je mens » ou des caricatures deja grasses sont grossierement mises en scene uniquement a des fins commerciales – on s’en fout royalement du prejudice incontrole que cela peut entrainer, pourvu que les garcia-anconina-elbaz s’en mettent plein les poches – oui je crois que tout cela aura largement contribue a:

          1 – enfermer une generation entiere de chefs d’entreprises ou simples commercants dans un modele presente comme inevitable, ce modele qui les a fait tant rire et dans lequel ils auront reconnu tant de copains ou nouveaux riches instinctivement detestes (non pas , d’ailleurs pour leur mal-agir mais plutot bien pour leur fric ecoeurant et mal-acquis)… et puis finalement puisque tout le monde se comporte ainsi, pas question de se faire rouler, donc, on adopte le modele!

          2 – eduquer par la derision et le rire (tres efficace!) une nouvelle generation de jeunes en leur imposant un modele decrivant clairement les contours d’une jewish-attitude inherente a la condition premiere du Juif.

          Eh oui, la mauvaise foi s’est (definitivement?) installee, les gens n’ont plus honte de mentir ouvertement, la parole ne vaut pas plus que le souffle gaspille pour l’emettre, l’ere du virtuel rend l’etre meme virtuel!

          Et j’ai bien honte: honte pour ce peuple sense partager la Parole universelle, honte de cette inculture confortablement installee dans l’immense espace du Rien.

          La chiennerie du Rien.

          Comment arreter cela?

          1- Cultiver les gens.
          2- S’occuper en priorite des jeunes.

          Aussi: Ce que tu appelles la « technique israelienne »… n’est, a bien des egards, pas la meilleure reference: Le plus rigolo de nos correlegionnaires francais suffit a peine pour remplir l’appetit d’un commercant israelien.
          Oui, ici aussi c’est la surprise: le modele parfait du Tsabar entrepreneur et volontaire et pitoyeusement mis en echec par sa version effective.

          Et la: les deux solutions presentees plus haut peuvent se reveler totalement inefficaces.

  4. Ping : Grève nationale chez les Rabbins | Actualités Feuj

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