Il était une Foi: L’homme avec un grand H

( A la mémoire de Maurice Moshé ben Mah’a  Benayoun zal, enterré ce jour, et dont la gentillesse et le sourire simple me manquent déjà)

C’est l’histoire d’un homme. Un homme avec un grand H. Un de ceux qui a marqué l’Histoire, elle aussi écrite avec un grand H. Mais sans doute, au fond, est-ce l’histoire de plusieurs hommes, peut-être même de tous les hommes qui accomplissent leurs destinées.
Avant de vous révéler son identité je vais vous donner quelques éléments biographiques. Mais…il y a de grandes chances pourtant que malgré ces indices vous restiez incapable de le  reconnaître. Pire, que vous le confondiez. On parie ?

On va alors se la jouer à la Julien Lepers si vous le voulez bien:

« Attention, Personnage célèbre vous m’avez dit. Qui suis-je ? Top !
Fils d’un Sculpteur, et sans doute d’une sage-femme, j’ai grandi probablement dans une certaine aisance – quoique les sources soient peu nombreuses- , ma famille étant respectable et respectée dans une société païenne. Car nous sommes plusieurs siècles avant l’ère vulgaire. Mon éducation fut assez correcte, avec d’après les écrits postérieurs un attrait flagrant pour la Raison et la remise en question permanente. Un certain sens de la malice et le marchandage également, imbattable que j’étais à retourner les arguments de mes contradicteurs contre eux-mêmes.
Je n’étais pas du genre à « panurger » comme tous les habitants de la grande cité où ma famille était confortablement installée, proche du palais et du Pouvoir.
Aussi, je m’attachai toute ma vie à travailler pour la conversion morale de mes concitoyens -après avoir moi-même avancé dans la recherche perpétuelle du Comment et du Pourquoi. Je me suis intéressé d’abord à une certaine philosophie de la nature et aux spéculations dans le domaine de la physique (notamment l’astronomie et l’astrologie, considérée à l’époque comme une science). Cet intérêt aurait été suscité par la rupture qu’entretenaient les penseurs antiques avec le surnaturel et le monde des dieux qui prévalaient jusqu’alors. Mais il semble que j’ai ensuite été déçu par les explications purement causales, et m’éloigna rapidement de ces physiciens et autres astrologues, déplorant leur explication matérialiste et le côté limité de leurs méditations basées uniquement sur la Nature. Ma méthode progressive, me fit très tôt abandonner des croyances fausses – au désespoir de mes proches. D’ailleurs, plusieurs membres de la classe dirigeante locale affirmèrent voir en moi un esprit pervertissant les valeurs morales traditionnelles et donc un danger pour l’ordre social…le procès qui s’en suivra me condamnera de fait à une peine dont aucun homme ne peut ressortir vivant.
Sans pour autant m’appauvrir, je dispensais ma sagesse gratuitement tout en jouissant d’un patrimoine conséquent. Pour autant humble et avec une vie dépouillée de tout superflu, j’ enseignai dans la rue, les marchés  les échoppes, au gré des rencontres. Dialoguant avec tous, cherchant à les rendre plus sages par la reconnaissance de leur ignorance ou l’inanité des superstitions de mon époque. Point central des carrefours, mon hospitalité tant spirituelle que matérielle aurait été légendaire.
J’eus de nombreux disciples qui propagèrent mon message. Je fut aussi un homme de guerre, un soldat redoutable et brillant dont on loue encore le courage, la témérité voire. Je sauva notamment au cours d’un bataille incroyable la vie d’un notable bien connu de l’époque.

Tardivement père d’un fils, avec ma femme que sa rivale écartée traitera de particulièrement acariâtre. Plus tard, dit-on , je me marierai avec une seconde épouse dont j’ aurai d’autres enfants.

Je m’instruisis toute ma vie, obéissant à l’Évidence que j’avais découverte mais qui me dissimulerait jusqu’au bout Son infinie sagesse.
Pour enfoncer le clou, je démontrerait l’existence de Dieu et l’immortalité de l’âme.

Et je suis ? je suis ?… »

Tadaaaam Raté ! Eh non, ce n’est pas Avraham dont il s’agit !

Ce n’est ni plus ni moins que de… Socrate dont je parlais, de son père Sophronisquede ses disciples  Xénophon, Métrodore, Euclide et Platon, de la bataille de Potidiée dont il sauva la vie d’Alcibiade. De sa femme Xanthipe et de la seconde, Myrtho.  De son fils, Lamproclès. Et de son fameux procès qui le condamnera à boire la ciguë.


Trois personnages en quête d’Auteur

J’ai été frappé de constater cette incroyable comparaison entre la légende de Socrate et la vie du premier des Patriarches. Et pour tout dire, en relisant la paracha (péricope) de Lekh Lekha j’ai également pensé à un autre personnage biblique fort célèbre qui lui aussi, bien installé, quitta presque tout, une fois qu’il découvrit la Vérité du Dieu Unique; il s’agit d’ Ytroh, beau-père de Moshé.
Car lui aussi expérimenta toutes les croyances, pratiqua toutes les divinités, démystifia toutes les escroqueries religieuses après en avoir été le prêtre et avant de fuir son rang et son confort auprès du Pharaon d’Egypte en allant s’installer à Midian, vivant en pasteur de son troupeau avec ses filles. Lui aussi enfin, comme AvraHam, possédait plusieurs noms.

Ytro – qui rationnellement et après l’évidence des fléaux qui s’abattirent en Egypte (comme le soutient Rachi sur place) s’attachera à la Loi d’Israël –  n’est cependant pas de la même envergure qu’un AvraHam qui ne se sépara jamais de la Vision et du chemin qu’ Hachem lui indiqua. Yitro en effet, lorsque sa Raison arriva à ses limites, prendra congés de son gendre pour retourner dans sa contrée – abandonnant les Enfants d’Israël à leur désertique errance. Et à leur Foi miraculeuse et surnaturelle.

Socrate quant à lui, méprise certes la Mythologie de son époque – fruit ancestral d’approximations et d’incohérences successives, mais… certainement pas les dieux ! Son système spirituel, qui oeuvre tant, par la vertu de la raison et son influence, à améliorer les hommes de la cité, n’a pas encore l’audace de remettre en cause cet Olympe, si pratique au fond.
Il y a une étape, une marche, un pas que Socrate ne franchit pas. Le même qui laisse Ytro derrière les Nuées de Gloire.

Tous les trois, malgré les facilités que l’existence et la fortune leur permettait, on fait certes le choix d’un abandon, d’une résignation et d’une limitation dans leurs vies.
Le dépouillement, si cher soit-dit en passant à certains courant mystiques orientaux et chrétiens, n’est pourtant pas l’étape ultime de ce qu’on l’on pourrait appeler une sorte de Passion, au sens premier du terme épuré de sa connotation catholique. Avraham nous enseigne qu’il y a encore un pas de plus qui est possible en direction du Créateur.
Avram, en plus de renoncer à sa vie de chaldéen évoluant en plein paganisme, en plus de subir les affres de l’errance apparemment volontaire (quoique que spirituellement guidée), en plus de prier ardemment pour donner aux autres ce que lui et son épouse espèrent depuis tant d’années, c’est à dire un enfant, cet Avram-là surpasse tout questionnement, tout doute. Son effacement n’est pas que total, c’est tout son être qui est soumis aux diktats d’Hachem. Il a la Foi.

Ce pas, seul AvraHam va le franchir – justifiant à posteriori la racine de son patronyme, AvraHam l’Hébreu, c’est-à-dire, celui qui a « franchi », « traversé ».

Ces trois personnages sont certes en quête d’Auteur, mais finalement un seul le trouvera.

« Lekh Lekha » / « Gnothi seauton » ou le voyage vs. la destination

Cette dynamique, ce pas franchi on le retrouve aussi dans l’injonction qu’Hachem adresse à Avram: « Lekh lekha ! » que l’on traduit usuellement par « Va pour toi ». Et en effet il s’agit d’abord selon le sens obvie de quitter la terre natale pour se diriger là où Dieu l’a décidé, lieu mystérieux et inconnu mais qui n’éveille pourtant questionnement.
C’est un mouvement spatial, temporel, social mais aussi, et c’est mon point, un invitation à la connaissance de Soi.
Car ce Lekh Lekha peut tout aussi bien se traduire par « Va vers toi ! » et on ne peut alors s’empêcher de repenser au frontispice du temple de Delphes dont Socrate fera sa maxime: Gnothi seauton que nous connaissons tous dans sa traduction; « Deviens ce que tu es ! »

Le parallèle est une nouvelle fois frappant mais je maintiens la préférence à la version biblique précisément parce qu’elle indique non pas une incantation vague (« deviens », et comment ?) mais un modèle détaillé à suivre: quitter son pays, obéir à Dieu et à sa Loi, se découvrir soi-même, c’est-à-dire entre autres connaître ses limites. Et inaugurer sa Foi en les dépassant (par la circoncision et la ligature de son enfant). Là encore, là toujours, les chemins de Socrate et d’AvraHam se séparent notoirement. Un millénaire avant Delphes, le discours de la Torah ne sonne pas creux, mais engage à s’élever et à traverser le temps, l’espace et la vie. Toute la dynamique de ce « Lekh lekha » s’oppose à l’inertie définitive du « Deviens ce que tu es » en ce sens, qu’elle n’offre aucune autre perspective que l’atteinte du Moi, et rien au-delà.
L’enjeu est déjà connu, l’objectif défini. Ce qui est rassurant pour un Socrate mais ne suffit plus à un AvraHam qui s’abandonne dans les injonctions divines, en ignorant jusqu’aux desseins suprêmes et finals.

En somme, l’invitation à un voyage pleins de surprises plutôt qu’une destination arrêtée.

De Avram à AvraHam: au delà de la raison…..

Socrate et Ytro ont pour eux la Raison, tandis qu’Avraham, on le voit, possède en plus cette fantastique tension entre cette Raison commune et cette confiance aveugle en Hachem, sa Foi propre.

Une tension si extrême qui atteindra son apogée, après neuf terribles épreuves, lors de la ligature de son fils unique, Yitshak: comment en effet concilier raisonnablement la promesse divine de donner à ce vieillard une prodigieuse descendance ce pendant que ce même Dieu lui intime l’ordre de la sacrifier ? Absurde ! crierait Socrate devant ce cruel paradoxe, tandis qu’Ytro ne verrait sans doute que meurtre et fanatisme.

Aucune maïeutique ni aucun conseil éclairé pourtant n’auraient fait changer d’avis notre Patriarche. Il est le premier homme à faire montre d’une Foi inimaginable, glaciale qui ira bien au-delà de ce qu’un Socrate ou un Ytro pourraient certainement supporter: S’abaisser à tuer son enfant, unique.

Mais que dire alors de l’épisode d’Iphigénie qu’Euripide décrivit comme étant également le sacrifice de cette jeune fille par son père Agamemnon, censé apaiser la déesse Artémis à la veille d’un combat décisif contre Troie ? Un sacrifice qui n’eut finalement pas lieu: Artémis émue, ayant substitué à la dernière minute la pauvre enfant par une biche.
La ligature d’Yitsh’ak et le calvaire d’Iphigénie n’ont me semble-t-il que leurs angoisses respectives en commun, en plus de leurs protocoles et de leurs dénouements, car tandis qu’AvraHam va agir et obéir en silence à la parole d’Hachem, le belliqueux Agamemnon ne voit que grandeur publique et intérêt guerrier. La Foi aveugle et intime encore une fois dépassant la Raison assassine et court-termiste.

Là aussi, à ma petite échelle, je ne vois pas un autre évènement dans l’histoire des hommes, aussi tragique et superbe que cette Akéda (ligature), leitmotiv de nos prières de Roch Hachana et Yom Kippour, pour distinguer justement la multitude issu d’AvraHam des autres nations. Et notamment celle d’un Socrate ou d’un Ytro.

La Bibliothèque de Celsus et l’Alliance d’AvraHam

Si un jour vous visitez Éphèse, ne ratez pas les vestiges de la Bibliothèque de Celsus. Admirez-y le site et ne vous lassez pas d’entendre les anecdotes du lieu: imaginez un centre du savoir de l’époque, des dizaines de milliers de rouleaux à la disposition des érudits, des savants, des rhéteurs, des passionnés, tous se précipitant quotidiennement dans cet illustre bâtiment.
Un lieu du Savoir à mode gréco-romaine, dans toute sa splendeur.
Puis demandez à votre guide de vous expliquer la côte immobilière de l’endroit. Vous découvrirez deux choses symptomatiques : la première c’est que les notables résidaient dans les villas les plus proches de la bibliothèque. Les moins fortunés vivaient quelques centaines de mètres plus loin.
Mais aussi et surtout, il y avait une exception: les maisons closes de luxe où l’on peut encore aujourd’hui y admirer la toute première gravure publicitaire, se trouvent tout près de la Bibliothèque.
Exception culturelle ? Pas vraiment en fait. Les récentes fouilles ont révéler des tunnels souterrains passant de la bibliothèques…aux lupanars !
Considérant l’état avancé d’usure de la roche, ces tunnels devaient être drôlement fréquenté par tous ces amoureux des Lettres…
Voilà le symbole d’une culture et d’un monde que je crois être profondément frileux, si ce n’est hypocrite: la recherche du Savoir ne s’affranchit pas des plus bas instincts, voire même en devient l’alibi.
Or lorsque Dieu annonce que son Alliance, promesse éternelle de disposer de la bénédiction et de la terre, passe par la circoncision, avant dernière épreuve,  il y a  lieu de remarquer un discriminant fort d’avec une approche cognitive de puristes qui ne souhaitent ni n’acceptent que leurs conclusions ne débordent dans la sphère spirituelle ou plus bassement, dans la nature de leurs relations intimes. Socrate, et combien d’autres philosophes de sa trempe, vénèrent les dieux de l’Olympe (alors même qu’ils ont connaissance de l’Etre Premier) et ne sont pas les derniers à fréquenter les prostitué(e)s.

Athènes contre Jérusalem…Avram, le plus grand des philosophes

Il y a quelques mois, une offensive délirante prit place dans le microcosme médiatique des salons parisiens en manque de frissons. Jean Soler, soutenu par un Michel Onfray bien en verve comme à son habitude, s’étaient mis en tête de rebrousser le chemin qu’AvraHam avait tracé. Dans son essai, « Qui est Dieu ? », il ne s’agissait ni plus ni moins que de stigmatiser cette culture spirituelle occidentale, en ligne directe avec le message porté par le Judaïsme, pour lui préférer la glorieuse civilisation gréco-latine. Pire, le judaïsme actuel ne serait qu’ une construction récente telle, que sa pratique contemporaine est en contradiction totale avec le rituel ancien des Hébreux, lui même empruntant piteusement aux Perses et aux Grecs bon nombre de ses fondamentaux prétendument inamovibles. Soler tient que le monothéisme, entendez celui des juifs et donc davantage monolâtrique, est une faute grave à l’encontre de l’Humanité, ayant entraîné ségrégation, génocide et désastres à travers le monde.
Mais lui comme Onfray n’ont sans doute pas réalisé que le message abrahamique, et à sa suite celui d’Yitsh’ak et de Yaacov, ne s’opposait pas à la démarche de vérité telle que Socrate le païen l’entendait. Ils ignorent sans doute qu’Avram, ce sémite en recherche de réponses, cet incirconcis marié à une femme stérile et se résignant à faire naître sa paternité dans le ventre d’une servante égyptienne,  cet Avram donc s’entendrait a peu de choses près avec un Socrate ou un Yitro, en se sens que lui aussi . Et sans doute les aurait-il converti à sa croyance intègre car Avraham n’est ni plus ni moins que le plus grand philosophe existant ou ayant existé, celui qui a réussi à aller plus loin que les autres, à atteindre Dieu au travers de la philosophie. Mais il ne s’arrêt pas là:
Quand bien même Avram avait déjà accompli brillamment 8 épreuves – ce qui laisse loin derrière n’importe quelle autre figure mythologique chère à nos deux courageux essayistes bourgeois-  affinant ainsi son âme et épurant sa vision du Très-Haut, ce n’est que par les deux dernières qu’il incarnera « le Père de la Foi » comme le baptisera Hegel. Le grand « H » que Dieu lui confiera pour le faire passer d’Avram à AvraHam, ce n’est que par l’Alliance de la circoncision et le succès dans l’obéissance lors de la Akéda, qu’il le méritera et le justifiera. C’est de ça dont il est question en définitive, dès que sa vie n’est plus dictée (que) par son intelligence, sa recherche, sa philo sophia, mais uniquement par Dieu, sans qu’il n’y comprenne rien, alors il devient AvraHam, cet homme avec un grand « H ».

Alors rejeter la voie tracée par AvraHam pour lui préférer l’illusion confortable de la raison soi-disant pure, mais limitée dès qu’elle engage un questionnement de foi ? Ce n’est rien d’autre que revenir à Athènes comme on accourait le soir aux portes de la Bibliothèques de Celsus…

Conclusion: Ophélaïe , reviens !

Le collectif de philosophes du siècle dernier, « les Frères Nakkache » avaient produit une oeuvre d’anthologie portée par la nymphe Ophélie Winter (qui vaut bien une Iphigénie d’Aurias).
Je vous laisse redécouvrir ce chef d’oeuvre de poésie mais portez y une attention particulière, le propos étant plutôt en ligne avec la foi abrahamique :

« J’étais assise sur une pierre
Des larmes coulaient sur mon visage
Je ne savais pas comment faire
Pour trouver en moi le courage
J’ai levé les yeux au ciel
Et là j’ai vu la lumière
J’y ai baigné mon âme!

Comme un oiseau dans le ciel
Maître de l’espace
Il m’en a fallut du temps
Pour trouver ma place
J’avais perdu la notion
Du temps qui nous casse
Oh, on a si souvent envie
De se voiler la face

Je ne veux plus jamais me laisser faire
J’en ai assez, je n’en peux plus, j’ai trop souffert
Dieu a exaucé mes prières
Je veux rester, je veux me battre et j’en suis fière

Dieu m’a donné la foi qui brûle au fond de moi
J’ai dans le coeur
Cette force qui guide mes pas (chorus)
Dieu m’a donné la foi
Un petit je ne sais quoi
J’ai dans le coeur
Cette force qui guide mes pas (chorus)

Dieu est là en moi, pour toi
C’est la lumière qui guide nos pas
Dieu est là pour moi, pour toi, c’est ça
C’est la lumière qui guide nos pas

« 

Bon, maintenant que j’ai toute votre attention, et que vous êtes bien détendu, je peux conclure.
Parce qu’à la fin, ce qui importe et distingue, au dégoût des tristes sires Soler et Onfray, c’est la Foi qui dépasse et transcende le savoir, la raison et l’existence.
C’est la Foi qui permet de sortir du cadre et de donner une profondeur que jamais, aussi souhaitable soit-elle, la connaissance abstraite aux concrétisations restreintes, ne peut autoriser. Quand bien même cette Foi impliquerait sacrifices et renoncement.
Pour boucler enfin avec Julien Lepers, si Socrate, Ytro et AvraHam sont tous trois d’excellents candidats à « Questions pour un Champion« , seul AvraHam conserverait son titre de champion au sortir du plateau et dans la vie de tous les jours.
Seul ce « Lekh Lekha » est indispensable afin que les restrictions sociales induites servent de rampe aux aspirations divines et à l’accomplissement de chacun selon le projet d’Hachem.

À propos trente-trois
Papa encore trentenaire, contrarié et jamais contrariant, je souhaite pouvoir dégager suffisamment de temps pour pouvoir aborder tous les sujets qui me questionnent, m'interrogent et me révoltent (car oui, camarade, ça me révolte). Conscient que cette description est pour le moment inintéressante, je vous engage à œuvrer dans les commentaires qui vont suivre pour en savoir plus...

One Response to Il était une Foi: L’homme avec un grand H

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