« A mort les juifs » ou  » Les juifs ne sont pas morts » ?

Il y a de cela presque vingt ans, sur TF1 en deuxième partie de soirée, collégien, je me souviens parfaitement d’une série de reportages par Serge Moati. « La haine antisémite ». Parmi les intervenants Alain Finkielkraut répondait à la question: « qu’est ce qui différencie un nazi d’un néo-nazi ? ». Sa réponse m’a marqué jusqu’à maintenant.

Un Nazi était celui qui clamait  » A mort les Juifs »
Un Nazi contemporain, lui ce serait plutôt « Les Juifs ne sont pas morts »
Et donc, cela change tout. Il y a une anomalie. S’ils ne sont décidément toujours pas morts, c’est que la méthode allemande n’était pas complétement efficace. Qu’il fallait recommencer en améliorant la technique. S’ils ne sont pas morts, c’est que l’approche germanique était trop frontale, trop ouvertement radicale. S’ils ne sont pas morts, c’est de notre devoir de venir et de finir le travail, autrement, en débarassant l’humanité de sa composante juive. Définitivement.

Le texte qui va suivre n’est pas écrit dans un climat serein. Il est signé à l’encre de l’exaspération, de la colère, de l’abattement et de la tristesse. S’il heurte des esprits consensuels, chagrins ou fragiles, je ne m’en excuse pas.
Pas maintenant en tous cas.
Pas après ces dernières heures.

Alors qu’est ce qu’un néo-nazi à la fin du siècle dernier ? C’est un caucasien, rasé de près, jeans (plutôt C17 que Levi’s), Doc Martens, bomber Avirex. C’est des « Sieg Heil ». De la bière et des joints. Des tatouages et des posters du IIIe Reich. Des matchs de football. De la provocation devant les caméras et les démonstrations de forces pendant les manifestations avec des barres de fer. Sans formation, sans diplôme, ce sont des chômeurs. Beaucoup. Et des illettrés. Énormément. D’ailleurs leurs seul ouvrage, hormis l’annuaire télephonique , demeure « Mein Kampf », cette Bible en allemand paradoxalement alors qu’ils ne maîtrisent aucune langue, même pas celle de leur pays de naissance. Ils votent à l’extrême des partis extrémistes de droites. Ils pensent qu’Hitler était un grand homme, brillant militaire qui avait fait construire des autoroutes et vaincu le chômage. Que comme l’affirmait Faurisson ou d’autres négationnistes européens, on fait tout un fromage de ces histoires de camps, mais que rien n’est vraiment prouvé. Que le lobby juif international contrôle le monde politico-financier, l’histoire officielle et les médias mais que eux, par l’effet de la grâce chrétienne comme leur serine continuellement leurs chapelles intégristes, demeurent le dernier bastion de liberté aryenne et, paradoxalement, de cultures païennes ancestrales.
Ce sont des week-ends à des concerts de rock alternatif. Des vacances dans la campagne bavaroise, écossaise ou encore en Auvergne.
Ce sont des violents apologistes du crime raciste et antisémite. C’est la suprématie de la race aryenne, blanche et chrétienne. Des nazillons comme on les appelle.

Cette image, nous l’avons tous bien ancrée dans la tête.
Mais depuis presque 15 ans, il faut bien admettre qu’elle ne colle plus vraiment à la réalité ou tout du moins qu’elle a été débordée par une autre frange de la population.

Car qu’est-ce qu’un néo-nazi dix ans après l’an 2000 ? C’est tout sauf un caucasien. Rasé de près, une petite barbe en collier, avec jeans ou survet’ Adidas (rentré dans les chaussettes), basket Puma , blouson du marché, casquettes Nike. C’est des « Allah Akbar » et des « Sur le Coran ». Du haschich et des karba. Des paraboles vers les chaînes orientales. Une iconographie des héros des guerres arabes ou des « résistants » comme Cheikh Yassine qui inconsciemment les rangent par contrastre parmi les lâches. Des bagarres entre bandes rivales. Des casiers judiciaires qui commencent à la fin du primaire. Des provocations devant les journalistes et des « dépouilles » pendant les manifestations diverses. Ce sont des cas sociaux, descolarisés. Le chômage comme horizon et l’ambition secrète de monter un « business » occulte et rémunerateur, histoire de capitaliser sur ces années de larcins, de délinquance violente et de tribunal pour mineurs. Ce sont des analphabètes qui se réclament du saint Coran, qui ne savent même pas le lire, encore moins l’étudier et surtout pas le comprendre. Ils ont aménagé une langue de kaïra, petit nègre qui résume avec ce vocabulaire restreint leur médiocre vie en monochrome. Ils ne votent pas ou peu. Et mal. N’ont aucune conscience civique ou républicaine. Ignorent quant au sens et aux valeurs vers lesquels ils renvoient. Ils prennent pour modèles Arafat, Ben Laden et tant d’autres chefs terroristes et n’ambitionnet que d’avoir le même « courage » meurtrier et aveugle des attaques contres des civils « symboliques ». Ils abhorrent le monde occidental mais n’ont jamais raté un épisode d’une série B americaine, et ne sont jamais en retard pour réclamer à l’administration ses multiples aides  sociales. Ils se fichent royalement de la Shoah, comme le prouve leur plus grand comique, Dieudonné. Ils s’enflament pour la Palestine alors qu’il ne savent même pas tracer, par exemple, les frontières qui séparent l’Algérie du Maroc ou de leur pays d’origine avec ses voisins et encore moins de placer les villes comme Gaza, Jérusalem ou Naplouse sur une carte. Ils sont convaincus que le lobby sioniste international contrôle les pouvoirs publics, l’enseignement, les médias, les banques. Que si leurs vies parmi les Roumi, les Frankaoui est un fiasco, c’est à cause de l’entité sioniste, de l’Oncle Sam, de Sarkozy et du voisin « feuj » avec qui il a pourtant grandi- à la différence que ce « yehoud » s’en est sorti. Que comme lui a enseigné l’imam wahabite de la mosquée clandestine en sous-sol, « ils » contrôlent tout, même les hôpitaux où tant de frères et de soeurs meurent empoisonnés par les médecins juifs. Ce sont des pèlerinages en Syrie, en Iran, à la Mecque. Puis rapidement en Afghanistan, au Yemen, au Kosovo ou au Pakistan. C’est la certitude d’être un croyant en mission pour éradiquer les mécréants et à leur têtes les juifs que Mahomet maudissait déjà aux premières heures de l’islam. C’est la suprématie de la race du Prophète qui promet le meilleur aux chahid. Des islamistes comme on dit après les avoir pudiquement dénomés pendant 10 ans par « intégristes » ou « fondamentalistes », de crainte de les confondre avec leurs frères musulmans au silence et à l’inertie  incroyablement coupables.

Pourtant Khaled Kelkal, Adel Amastaibou , Youssouf Fofana, Mohamed Merah, Abdelaziz Benyaich, Zacharias Mousaoui, Richard Robert, Rany Arnaud, Djamel Zitouni et tant et tant d’autres.
sont-ils encore musulmans ? Eux tous qui ont tués des juifs, y compris enfants, visés des écoles, placés des bombes dans les trains et les avions ?

Non. Eux ce ne sont que des Nazis d’aujourd’hui.

Combien faudra-t-il encore de sang, de larmes et de terreur pour en avoir enfin conscience ?
Et prendre les mesures qui s’imposent pour les neutraliser définitivement ?

PS: je vous conseille la lecture de « Petit Frère » d’Eric Zemmour. On ne saurait mieux décrire la dérive d’une population vers le terrorisme fanatique.

PPS: le lendemain de l’attentat de Toulouse à l’école juive d’Ozar Hatorah, Dieudonné annoncait la sortie de son film: « L’Antisémite »

PPPS: manifestation d’islamiste ou la petite fille avec son foulard, entourée d’une femme en burka, porte une pancarte qui résume à elle seule le fascisme antisémite detestable des islamistes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

À propos trente-trois
Papa encore trentenaire, contrarié et jamais contrariant, je souhaite pouvoir dégager suffisamment de temps pour pouvoir aborder tous les sujets qui me questionnent, m'interrogent et me révoltent (car oui, camarade, ça me révolte). Conscient que cette description est pour le moment inintéressante, je vous engage à œuvrer dans les commentaires qui vont suivre pour en savoir plus...

3 Responses to « A mort les juifs » ou  » Les juifs ne sont pas morts » ?

  1. kasher dit :

    Bravo bien dit, t’as entièrement raison, mais le politiquement correct continue son ravage , jusqu’à quand ?

  2. Yona Ghertman dit :

    C’est quand même rempli d’amalgames cet article…..
    Quand tu lis ce que Tarik Ramadan écrit sur Mohamed Méra dans son blog, tu comprends tout de suite qu’il faut savoir apporter des nuances dans l’analyse d’un nouveau phénomène social, à fortiori sur un sujet aussi sensible….

  3. Ping : Bilan 2012: Réseaux sociaux, Cannes et Toulouse « Mise en Trentaine…

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