11 septembre 2001 – 11 septembre 2011 : Dix ans qui ont vu basculer le monde arabe

 » Ne détruis pas « , Talmud, Traité Baba Kama, 91b.

Oussama Ben Laden et son organisation se congratulent. En ce mardi 11 septembre 2001, à 14h46 heure française, le monde entier vient d’apprendre que l’islamisme est officiellement entré en guerre ouverte contre les « mécréants » et autres « chiens d’infidèles ». Une sorte de Pearl Harbor inédit. Quand dans les rues new-yorkaises les survivants déambulent, hagards et couvert de poussières, à Gaza les femmes lancent des « youyous » de victoire et les palestiniens tirent en l’air en signe de liesse  – en Jordanie et au Liban. Se moquant encore une fois du monde, mais jouant la carte médiatique qui fonctionne si bien jusqu’à aujourd’hui, Arafat va donner son sang, devant les caméras et les photographes, pour les victimes américaines. Lui, le séropositif !  En Afghanistan, les Talibans explosent de joie, les rues de Kaboul ressemblent aux Champs-Élysées le 8 mai 1945: elles sont noires de mondes. Pour certains, c’est semble-t-il le plus beau jour de leur vie.  A Paris, à la Grande Mosquée, un micro-trottoir de TF1 enregistre des musulmans « français » se déclarant « heureux » de cet événement. Sur le plateau d’Ardisson, Jamel Debouzze tente même d’apitoyer le public en déclamant publiquement « qu’avant de condamner, demandons-nous pourquoi et qui sont les vrais coupables qui ont poussé à ces actes ». Les cendres new-yorkaises n’étaient pas encore éteintes, que déjà les thèses conspirationnistes les plus farfelues se répandaient comme du venin.

Le 11 Septembre 2001, aux États-Unis d’Amérique, 2976 personnes vont mourir dans d’atroces conditions. Victimes de terroristes kamikazes aboyant leur cri de guerre « Allah ouAkbar ! ». Les cibles ont été finement choisies : Washington (la Maison-Blanche ?), le Pentagone, et surtout New-York, symbole de la réussite impérialiste et de l’ambition occidentale. Mais aussi, avec ses 3 millions de fidèles, la ville juive par excellence comme le rappelait Alain Finkilekraut.

Vont suivre les attentats de Madrid et Londres. De Mumbaï, de Tel Aviv. Ou ceux, innombrables, de Djerba, Casablanca, Marrakech. De l’école de Beslan, en Russie (344 morts dont 186 enfants). Puis l’Irak, le Yémen, les Philippines, le Pakistan, l’Arabie Saoudite…La liste est malheureusement beaucoup trop longue.
L’Islam radical est en marche.
En marche de guerre.
De guerre *sainte*.
Et de guerre totale.
Le Jihad.
Combien de milliers de morts au cours de cette décennie ? Combien de juifs décimés, nommément visés lors des attaques des synagogues de Casablanca, Djerba ou New-York, juste à cause de leurs croyances.  L’attaque sur les tours jumelles restant d’ailleurs le plus meurtrier attentat antisémite depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale puisqu’entre 300 et 500 victimes sont officiellement juives. Dont Thierry Eliahou Saada zal, français de 26 ans, futur papa.
Sur le plan religieux, hélas, le spectre Al Qaida va poursuivre et ratisser large. Combien de catholiques, protestants, athées, bouddhistes visés lors des attentats de Bali, Madrid ou Londres ? Parcequ’infidèles ? Suppôts de l’impérialisme américain ? Pas seulement.
Car plus étrange, combien de musulmans ont été massacrés par ceux-là mêmes qui prétextaient défendre l’Islam. 12 000 rien qu’en Irak depuis 2003. Irak où, un an après, en 2004, il y avait plus d’un attentat-suicide par jour. Visant les écoles, les postes de police, les bureaux de votes et…les mosquées le vendredi jour de prières – même en plein ramadan !
Babylone est réduit en cendres…mais pas seulement !

En à peine dix ans, la carte géopolitique du monde arabo-musulman a été totalement chamboulée – l’Irak puis l’Afghanistan, bien sûr, ont sombré les premières, le Pakistan, l’Arabie Saoudite tout comme l’Indonésie ou la Somalie ont été « supervisés » (pas suffisamment hélas) par les américains,  et les très récents bouleversements en Tunisie, Égypte, Libye, Syrie, Yémen, Bahreïn et à n’en point douter bientôt en Algérie, en Iran et au Soudan, continueront de marquer le début d’un chaos des sociétés arabes.

Oussama Ben Laden et son organisation se congratulaient donc en ce 11 septembre. Juste avant, ils étaient parvenus – cerise sur le gâteau – à assassiner le Général Massoud, opposant Afghan, Lion du Panchir, qui portait l’espoir de voir son pays sortir du gouffre islamiste. Mais pour l’heure, New York et Washington, sur la feuille de route jihadiste, devaient devenir les premières villes symboles de la reconquista islamiste. Mission réussie ? A voire.
Quelles ont été en effet et avec le recul, les villes vedettes de la décennie écoulée ?
Des grottes de Tora Bora à la place Tharir, de Damas à Bengazi, de Sidi Bouzid à Karachi, de Kaboul à Bagdad, de Téhéran à Beyrouth, d’Islamabad à La Mecque, jamais les villes orientales n’avaient à ce point accaparé l’actualité tragique des attentats suicides et des exécutions de masses. Considérez juste depuis 2001 l’inflation des attentats majeurs dans la liste fournie par Wikipédia ici. Ainsi, 80% des attentats-suicides depuis 1968 ont eu lieu après le 11 septembre 2001, selon Bruce Hoffmann, vice-président de la Rand Corporation. Rien que de 2000 à 2004, il y a eu 472 attentats-suicides, dans 22 pays, qui ont tué plus de 7 000 personnes, soit plus du double que lors des deux décennies précédentes. Aujourd’hui en 2011, il faudrait multiplier ce chiffre par quatre pour attendre le morbide compte de 25 000 victimes recensées du terrorisme islamiste. Car ces attaques ne vont vite concerner que des terroristes musulmans tuant d’autres musulmans sur leurs sols. Dix ans après le World Trade Center, les « fous d’Allah » ont donc surtout été les fossoyeurs du monde arabe. Pour une victime new-yorkaise, dix autres allaient succomber en terre d’Islam.  Nulle cruelle puissance n’aurait été capable de faire dans les pays arabo-musulmans, ce qu’Al Qaida a provoqué dans leur consciences, dans leurs réponses militaires. Et dans leurs cimetières.
Ce souffle insurrectionnelle qui devait renverser les *envahisseurs* occidentaux et les *dominateurs capitalistes* s’est retourné contre ses instigateurs et ce sont les musulmans eux-mêmes qui doivent faire face aux révolutions de leurs propres populations –  comme cette dernière, aux répressions sanglantes de leurs dirigeant-dictateurs.

Qui aurait pu prévoir tout ça ? Plus de Saddam Husein, plus de Mollah Omar, plus de Khadafi, plus de Ben Ali, plus de Moubarak, plus d’Assad, plus de Saleh (et en cadeau bonus la cirrhose du foie d’Arafat-le-pieux)…Un impact international et historique aux répercussions sans doute aussi grandes que celles lors de la chute du Mur de Berlin ! A posteriori, force est de constater que l’islamisme est apparu sournoisement comme le plus grand ennemi de l’Islam. Il souhaitait renverser puis conquérir les contrées infidèles ? Ce sont ses propres terres qui sont ensanglantées et menacées de disparition. L’islamisme fût ces 10 dernières années le plus grand ennemis des musulmans.
Leurs ennemis de l’intérieur.

Le Rabbi Mendel de Kotzk a une fois défini la perversité, vice parmi tant d’autres dont Ben Laden se parait volontiers:

« Est pervers celui qui hait son prochain mais l’est tout autant celui qui tourne sa haine contre lui-même« 

Et, superbe ironie pour tous ces fanatiques, le terme même de Jihad (جهاد), signifie « effort et lutte contre soi« . Ils œuvraient donc contre eux-mêmes, leurs pays, leurs familles. Et ce serait peu dire que les islamistes ont eu à foison l’occasion de montrer combien ils haïssaient leurs frères. Des dizaines de milliers de cadavres déchiquetés en témoigneront pour l’éternité. Qui partageaient pourtant le même sang que leurs bourreaux.

Et cela pour une seule bonne raison. Une raison qui est, à ma connaissance, que très peu relayée pour ne pas froisser les 23 % de la population mondiale. C’est à dire les 1  571 198 000 musulmans recensés. Et ne pas les enflammer dans une furie et un fanatisme dont ne connait que trop bien les ravages destructeurs et suicidaires.

La raison prépondérante, à mon sens, du succès des islamistes tient dans la passivité criminelle voire la bienveillance silencieuse et au final suicidaire que les musulmans dits « modérés » ont adopté comme posture lorsqu’il s’agissait de combattre leurs réactionnaires. Depuis les années 60, les mouvements religieux extrémistes, peuplés de fanatiques,de terroristes (comme Carlos), de fondamentalistes, de radicaux (puisqu’on n’osait employer le terme d’islamiste les regroupant) ont toujours trouvé un asile amical dans ces pays à la poigne de fer et au soleil brûlant. Ces gouvernements aujourd’hui en passe d’être renversés ont hébergé jusqu’à d’anciens nazis – afin de toujours alimenter un contre-pouvoir face à l’ogre occidental. Ils ont synthétisé tout le rejet idéologique, économique, religieux qui destinaient les USA, l’Europe et –last but not least – Israël à une destruction « prochaine », œuvre de leurs mains. Sans que la population ne dise rien. Un silence imposé à la fois par l’imam et le président-tyran. Mais un silence de conscience, moralement justifié par une compassion envers les terroristes, leurs « frères » – cette empathie odieuse qu’a distillé , parmi tant d’autres, Djamel Debouzze à la télé ce samedi 15 septembre 2001.
Le triptyque passivité coupable/silence  approbateur/inertie complice qui a ciselé l’attitude des régimes comme des populations musulmanes, tant chez les nationaux que chez les immigrés, à sceller intrinsèquement le destin de ces régions en affaiblissant leurs capacités de réactions et en les aveuglant  sur les vraies attentes du peuple. Un peuple réduit au silence mais grondant sous les contestations traditionnellement étouffées dans le sang. Un peuple illettré, sans travail, contraint, manipulés toujours contre le « grand Satan » américain ou l’ennemi sioniste. Une population élevée avec la haine dans le cœur. Dans le Talmud, on prévenait pourtant, il y a de cela plusieurs millénaires:

« L’agressivité, c’est comme le ver dans une citrouille » (Traité Sota 3b)

Autant dire que, bien que hôte serviable et terre de naissance,c’est le fruit, en premier, dont il ne restera rien…

Le poison s’est retourné contre ces barbares tyrans, piètres calculateurs. Mais aussi contre la populace criminellement bienveillante. Dans tous les pays qui ont été frappés par ce fascisme contemporain – et encore une fois dans une majorité de pays musulmans, la population s’est contentée de rester les bras croisés. La récente élimination d’Ousamma Ben Laden a bien révélé les complicités au plus haut niveau dont lui et ses acolytes jouissaient, encore 10 ans après, à quelques kilomètres seulement du Haut Commandement Américain au Pakistan. Le Pakistan, que BHL appelle le plus voyou des états-voyous  mais sans admettre que certaines des tares dont il accable cette région sont hélas bien répandues à travers l’ensemble des pays arabes ou assimilés. Que des gouvernements musulmans soient officiellement en guerre contre l’islamisme, comme celui de Karzaï en Afghanistan, n’est qu’un leurre ridicule, à l’heure où les talibans se réinstallent ouvertement dans la région et parasitent encore le tissu social. Je m’interroge et ne partage donc pas nécessairement l’avis des ‘progressistes’ qui espèrent voir un changement dans les mentalités arabes vis-à-vis de l’opposition politique – mais aussi religieuse – qu’ils opposent au monde occidental. La promiscuité entre la rue et la mosquée, celle entre le marché et le prédicateur corrompent la société qui les héberge. Le compagnon du débauché est aussi un débauché (Kalla Rabati 3) ou comme le dit plus prosaïquement Yann Moix, « à force de fréquenter les ordures, on finit déchet« …

La vérité, c’est que l’islamisme est suivi d’un œil presque désintéressé par les musulmans, pour qui au final, cela ne changeraient pas beaucoup les choses – si ce n’est le doux espoir de revenir à l’âge d’or du khalifat. Peu concernés, ils le sont indubitablement.

En France par exemple, aucune manifestation de musulmans dans les rues pour condamner les islamistes. De petites déclarations par-ci par-là, semi-officielles ou individuelles. Pas de mouvement massif.  Aucune coopération de masse avec les autorités pour dire clairement que les islamistes n’ont pas leur place sur le sol national. Et qu’il faut les combattre. Je ne dis pas que des musulmans véritablement et manifestement modérés n’existent pas. Je dis juste que contrairement au message rassurant répété à l’excès pour apaiser les masses, ces « modérés »-là ne sont qu’une très petite minorité. Courageuse, ouverte, pacifique, démocrates, qu’il faut soutenir. Mais minoritaire. Et que le reste est au mieux passif et au pire complaisant avec les islamistes.

Dans les grandes largeurs, les musulmans, précédemment invisibles et muets lorsqu’ils s’agit de combattre une menace évidente, ovationnent à présent volontiers Tariq Ramadan, représentant notoire des Frères musulmans, groupes nazislamiste égyptien fondés par son grand-père. Ils applaudissent à tout rompre Dieudonné, ami zélé des régimes Lybien et Iranien qui massacrent leurs propres peuples. Ils se mobilisent violemment pour la burqa et défendent le voile intégral. Ils revendiquent et justifient la présence d’imams wahabites payés par l’étranger, ne sachant même pas parler français. Ils hurlent leur haine à l’encontre d’Israël et ne disent mot sur les exactions quotidiennes du Hamas à Gaza qui appliquent à la lettre le despotisme islamiste. Mieux, la France, sous la pression des ses concitoyens musulmans ou simplement par crainte de les décevoir, contribue au sein de L’Union Européenne à financer les mouvements palestiniens qui eux-mêmes financement l’achat d’armes ou la diffusion d’œuvres de propagandes antisémites. Au niveau politique c’est pire : le CFCM est devenue un vaste champs de ruines, miné par des extrémistes et les batailles d’égo, tandis même que c’était une opportunité unique d’institutionnaliser un Islam de France, comme les temples protestants et les synagogues l’ont fait brillamment des siècles auparavant. L’Union des Organisations Islamiques de France ( UOIF) n’est même pas inquiétée malgré ses nombreux « dérapages ». L’article que j’avais écrit il y a plus d’un an sur l’imam de Drancy est à ce titre symptomatique. Pour tout cela, c’est à dire ces avancées de l’islamisme en France, la fameuse et supposée majorité silencieuse des « musulmans modérés »  mérite amplement son qualificatif: silencieuse. Dans les autres pays, c’est à peu près tout aussi semblable – si ce n’est pire comme en Angleterre où des Abou Hamza ont réussi à créer un redoutable Londonistan.

Fatale séduction et puissante distraction opérées par leurs « semblables », leurs « frères » – les musulmans se sont fait mordre par la vipère islamiste et son venin – mais aussi son violent contre-poison! –  atteignent rapidement les zones de pouvoir et de stabilité.
Le monde arabe est atone, déstabilisé, menacé de l’intérieur par ce cancer – qu’il destinait pourtant à ses adversaires désignés. Le culte du chef à disparu, l’oppression se détache, l’étau se dessert, la révolution gronde certes, mais les opportunistes sont plus que jamais présents pour reprendre le flambeau du règne sans partage. Parce que si la chute de leurs régimes est à présent avérée, les islamistes peuvent aussi trouver en cela une opportunité fantastique pour reprendre par la force ce pouvoir qu’il recherchent tant et imposer un khalifat disparu depuis des siècles.

Quelles sont alors les options des pays arabo-musulmans ? Très sommairement, elles pourraient se décomposer en 3 grandes familles, déclinables et modulables selon le contexte. Sachant que j’exclue d’emblée la possibilité naïve de voir émerger, au milieu du Croissant, des démocraties pacifistes – j’ai la fâcheuse obstination, comme d’autres, de croire que ces populations, en particulier, ne sont pas foncièrement mures et suffisamment développées civiquement pour accepter et défendre durablement ce type de régime égalitaire mais fragile.
Les trois options restantes seraient donc :

  1. Pour les dirigeants menacés, comme pour les futurs tyrans aux aguets, il s’agira de détourner l’attention internationale par une série d’attentats à fort impact, et en profiter pour mater dans le sang tous les mouvements révolutionnaires (méthode efficace à condition de posséder de bons relais à l’extérieur, mais est-ce encore le cas hormis le Hamas palestinien ou le Hezbollah libanais qui viseraient Israël en provoquant un tollé ONUSien ?)
  2. Sombrer dans l’islamisme pur et dur qui seul pourrait par un régime fort, calmer la rue arabe, le temps d’en liquider les meneurs et d’instaurer la terreur via la charia  (méthode ô combien couronnée de succès par les ayatollahs iraniens et le Hamas à Gaza par exemple). Ce serait signer pour encore quelques demi-siècles d’obscurantisme puisque, l’Iran en est un exemple flagrant, ce mode de tyrannie ne se paraît du prétexte religieux que pour son accession au pouvoir. Une fois acquis, la realpolitik des dictatures reprend ses droits, et la corruption comme les assassinats sommaires redeviennent la règle. Business is business. Même avec le Coran.  Et le peuple, toujours lui, en paiera nécessairement le prix fort. Voilà la plus grande menace et le plus grand péril qui planent sur les dictatures nouvellement « libérées » (Tunisie ou  Égypte). Mais aussi l’unique option de succès pour Al Qaida et autres Djihadistes.
  3. Baisser les bras,  ou être dans une telle décrépitude qu ‘être contraint de se résigner à demander une « gouvernance extérieure ». Et se laisser « coloniser » implicitement par les puissances dominantes. Une colonisation bien différente qu’il y a deux siècles. Une colonisation pacificatrice, et donc militarisée d’abord, puis économique, puis culturelle et enfin idéologique. Une conquête en douceur bien que les sanglants exemples afghans et irakiens ont montré l’esprit revêche des orientaux. Mais tout de même, une absorption progressive dans ce village global chanté par les apôtres du ‘Nouveau Capitalisme’. Qatariser les sociétés arabo-musulmanes en quelque sorte. Et faire des pires  cauchemars d’un Oussama Ben Laden ou d’un Tariq Ramadan, qui luttent justement pour l’inverse, une réalité. Voilà, par symétrie, la voie la plus catastrophique pour les suiveurs de Ben Laden.

Quel va être l’avenir des peuples arabes et, considérant la présence des musulmans en Occident,  celui du monde en général ? Comment contenter plus de trois milliards d’individus, ou tout du moins éviter qu’ils ne s’enflamment ? Et si à en croire un proverbe ladino, d’une mauvaise farine, on ne peut faire un bon pain, alors peu aujourd’hui sont en mesure d’être optimiste, tout comme il y en avait peu qui aurait pu prédire les révolutions arabes où encore moins, les attentats du 11 Septembre.
Ce qui est sûr c’est que voilà une magistrale leçon pour ceux qui manipulent et oppriment les masses pour en faire des armes à l’encontre de leurs adversaires tout en croyant assurer par cette distraction leur assise de dictateur. On ne monte pas impunément sa population à haïr l’Occident, les juifs et les « idolâtres » sans risquer de la voir se retourner contre soi. Ces prétextes, visant à répéter à son peuple que « tous vos problèmes sont de leurs fautes » ne dure qu’un temps. L’effet boomerang ne pardonne pas. Même si Ossama Ben Laden, ce formidable combattant qui à l’heure d’aller rejoindre ses 72 récompenses s’est dépêché de placer une de ses femmes contre lui en tant que bouclier humain,  même si cet exemple de courage donc a terriblement meurtri l’Amérique, même si le sang des milliers de victimes que lui et ses complices auront toujours sur les mains, ne séchera jamais, même si les outrages qu’il a infligé à l’Occident marqueront l’Histoire et enfin même si la totalité des tyrans musulmans sur lesquels il s’est appuyé ou envers lesquels il a combattu se sont trouvé pris à leur propres pièges;  cet Oussama-là est bien malgré lui et pour sa pleine punition, coupable d’avoir initier le démantèlement des pays arabo-musulmans.

S’il à certes détruit les Twin Towers, et ruiné des milliers de vies, il est devenu dans le même temps et à jamais le plus grand ennemi de l’Islam.

PS: Revoyez, je vous prie, la vidéo de Dieudonné M’bala M’bala que j’avais posté dans ce billet. Et admirer avec quelle clairvoyance ce déchet prophétise la disparition d’Israël au cours de la décennie [à partir de 3:37]. Il aurait mieux fait de s’inquiéter de l’avenir de ses chers amis islamistes

PPS: regarder ce résumé d’un documentaire édifiant sur la passivité, pour ne pas dire la complicité fourbe des musulmans dits « modérés » [notamment vers 3:30]

Et la menace du Jihad, où l’on peut voir que l’argument religieux n’est qu’un pretexte de domination:

À propos trente-trois
Papa encore trentenaire, contrarié et jamais contrariant, je souhaite pouvoir dégager suffisamment de temps pour pouvoir aborder tous les sujets qui me questionnent, m'interrogent et me révoltent (car oui, camarade, ça me révolte). Conscient que cette description est pour le moment inintéressante, je vous engage à œuvrer dans les commentaires qui vont suivre pour en savoir plus...

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