Le calendrier universel…et relatif

Hier soir je suis resté scotché jusqu’à minuit et demi en regardant un documentaire sur France 5, VOYAGE AUX ORIGINES DE LA TERRE.

Splendide réalisation technique, textes très bien écrits … j’aurai plusieurs remarques et questions dessus (entre autres au moment de l’émergence de la vie) mais ce qui m’occupe dans ce billet, c’est la chronologie. A chaque étapes de la formation de notre planète et de ses habitants, il y avait un compteur en millions d’années qui se décrémentait. Recours pédagogique assez courant pour matérialiser les accélérations chronologique, je me suis mis à penser que ça ne choquait personne de parcourir 4.5 milliards d’années en une petite heure et demi de documentaire.

Après tout ce n’est pas un temps réel mais simulé. C’en est même étrange d’en faire la remarque tellement il n’y a rien à dire dessus: on déroule l’histoire géologique de la terre, comme on raconterait en cours d’histoire la naissance et la chute d’un empire, en parcourant les siècles d’évènements en quelques lignes.

Vraiment, pourquoi s’arrêter à ce genre d’évidences ?

En effet il n’y a pas de quoi s’étonner.

Il y a environ onze ans, étudiant en dernière année, j’ai découvert par hasard un livre qui allait enfin réconcilier ma formation scientifique et mon éducation religieuse. Ce livre c’est le désormais célèbre Genesis and the Big Bang du professeur Gerald Shroeder, du MIT.

Comme tout ce qui a trait à la théologie on ne peut pas parler de « preuve » mais l’explication de ce docteur en physique ne concède en rien sur le plan scientifique comme sur le plan du judaïsme. Que dit il en résumé ? que les 6 jours de la création sont scientifiquement compatibles avec les 15 milliards d’années écoulées depuis le Big Bang. Que la science ne contredirait en rien la Torah, mais que les deux ne partage pas la même échelle de temps. Rien de bien transcendant depuis la théorie de la relativité d’Einstein et les multiples expériences qui l’ont depuis attestée (notamment les deux horloges atomiques dont l’une est dans un supersonique et l’autre au sol).

C’est alors que je me suis amusé à cette comparaison hasardeuse: et si Dieu n’était au Big Bang ce que moi-même j’étais hier soir, téléspectateur, devant ce documentaire: un évènement qui dure 15 milliards d’année raconté dans la Torah en 6 jours en regard de la formation de la Terre en 5 milliards d’année décrit dans ma télévision en ‘seulement’ 90 minutes ? Ou pour encore mieux préciser ma pensée, pourquoi s’étonner de la chronologie biblique alors que tout le monde trouvera merveilleux ces images accélerées de la Patagonie, tournées pendant 15 jours mais  difusées en seulement 2 minutes 51 :

Après tout ce n’est pas au fond la durée de l’évènement qui compte mais la vitesse de restitution pour un observateur donné.

Ce qui ne choque personne lorsqu’il s’agit d’un récit documentaire à la télévision n’a cessé depuis plusieurs siècles de creuser un fossé ridicule entre d’une part les scientifiques, sceptiques et athées et d’autre part les religieux, biblistes et croyants.

Je peux parfaitement comprendre que le référentiel temporel de l’Univers puisse être perçu ou transposés selon différentes projections. Tout étudiant en science en est plus que convaincu. Alors pourquoi ne pas inclure dans cette relativité du temps, la dimension divine ? Pourquoi ne pas considérer que « un » jour à l’échelle de Dieu puisse être de 1000 ans voire plus à notre échelle ?
Ce n’est rien de plus que ce que le Psalmiste écrivait il y a quelques millénaires déjà (Tehilim 90,4) :

כִּי אֶלֶף שָׁנִים בְּעֵינֶיךָ כְּיֹום אֶתְמֹול כִּי יַעֲבֹר וְאַשְׁמוּרָה בַלָּיְלָה׃ « Car mille ans sont, à tes yeux, Comme le jour d’hier, quand il n’est plus, Et comme une veille de la nuit. »

Des kilomètres ont déjà été écrit sur cette citation notamment pour relever le paradoxe du temps présent et du passé en plus de la confrontation des durées.

Mais pourquoi ne pas imaginer à présent un documentaire qui reprend la même excellence que celui dont je viens de parler mais qui rajouterai non pas une mais deux horloges pour retracer la vie de l’univers – l’un en fonction des sciences actuelles et l’autre suivant la Torah éternelle  ?

À propos trente-trois
Papa encore trentenaire, contrarié et jamais contrariant, je souhaite pouvoir dégager suffisamment de temps pour pouvoir aborder tous les sujets qui me questionnent, m'interrogent et me révoltent (car oui, camarade, ça me révolte). Conscient que cette description est pour le moment inintéressante, je vous engage à œuvrer dans les commentaires qui vont suivre pour en savoir plus...

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