Outils Web 2.0 et Strategie d’entreprise partie I: Le Contexte

Liminaire:

j’ai HORREUR du terme *Web 2.0* et *Entreprise 2.0* et tout ce que vous voulez en 2.0 (ou en 3.0 – comme l’a si habilement initié Bouygues avec son nouveau forfait Néo).  Comme si que les changements que cette révolution apporte pouvaient être versionnés (genre et toute proportion gardée: » La Révolution 0.9 RC1: Prise de la Bastille »).

Tout autant que je HAIS employer le terme de *collaboration* qui a une connotation détestable, en Europe et surtout en France, pour les raisons historiques que vous savez.

…mais je vais tout de même les employer, car au final, ils sont actuellement les plus signifiants et aucun autre candidats ne l’est tout autant. N’y voyez donc aucune concession à un BUZZ quelconque…

Comme l’atteste encore le Gartner pour 2010, le collaboratif version Web 2.0 confirme malgré la conjoncture sa position de leader sur le podium des priorités des DSI.

L’Entreprise 2.0 comme il est coutume de  l’appeler n’est plus dans une RoadMap à moyen terme ou dans un schéma directeur destiné à satisfaire les Comités de Direction, d’actionnaires ou les journalistes IT.

C’est une réalité et les budgets alloués sont maintenus, voire renforcés – parfois aux dépends d’autres secteurs informatiques stratégiques tout aussi importants, comme la Sécurité.

Le collaboratif n’est plus une hypothèse mais pour autant comment bien le cerner dans un contexte professionnel ?

Cela doit faire depuis au moins 5 ans, l’objet de plusieurs milliers d’articles et malgré cela, la question de la mise en œuvre d’outils de collaboration, comme celle de l’adhésion de ces outils, restent un grand mystère.

Et ce ne sont pas les « spécialistes Web 2.0 » auto-déclarés, bien qu’écumant les salons, webinars ou autres conférence et souvent avec une consternante suffisance, qui peuvent très pragmatiquement conseiller ou aider à la décision.

En effet, tout comme n’importe quelle autre discipline émergente, le Web 2.0 et son application dans le monde de l’entreprise, fait la part belle aux démonstrations purement théoriques, aux évidences de tous les jours, aux ex-gourous du KM (Knowledge Management) reconvertis en apôtre du partage de connaissance « 2.0 ».

Mais quid de l’industrialisation du process de partage de connaissance ? Quid des indicateurs objectifs et éprouvés pour mesurer le succès de telles changements? Quid encore du fameux ROI (Retour sur Investissement) dont la formule reste encore  aujourd’hui a découvrir? Quid enfin de l’intégration des outils Web 2.0 dans une stratégie d’entreprise cohérente (définition du périmètre, engagement manageriale, objectifs annuels pondérés selon le taux  effectif de collaboration etc.)?

On pourrait alors me répondre:
Les use cases présentés dans les cabinets de conseils ou par les éditeurs? Les exemples réels des White papers? Tout cela est déjà publié, annoncé et surtout vendu !

C’est vrai.

Ils peuvent être assez convaincant mais ils évacuent grandement tout le travail d’accompagnement nécessaire à l’adoption, tout l’investissement des directions générales, tous les lotissement en périmètre fonctionnels ou en communautés de pratiques. En un mot c’est une vue parcellaire, un peu celle que vous fournirait un conseiller financier en vous présentant les performances de son fonds sur une période qui lui est grandement favorable.

Le problème on vient de le dire c’est que l’Entreprise 2.0 ou collaborative n’est pas simplement une question d’outils informatique. Ce n’est pas et cela n’a jamais été l’Entreprise à laquelle on adjoint des outils dit « Web 2.0 ». C’est une Entreprise qui de toute façon a obligation de se renouveler et dont le renouvellement passe par des étapes qui inclut en partie, et en partie seulement, l’adoption et l’utilisation d’outils dits « Web 2.0 ». Mais c’est aussi un changement de mentalités et un changement dans l’organisation des ressources. Par exemple: un collaborateur doit à présent être évalué sur ce qu’il produit et apporte à son entreprise, mais aussi sur ce qu’il peut partager avec ses semblables.

Qui peut vraiment aujourd’hui expliquer dans un Comité de Direction ce que le Web 2.0 apporte concrètement et de manière mesurable  sans tomber dans les écueils théoriques ou dogmatiques de la collaboration et du partage ?

Je me propose donc de vous présenter mes réflexions sur ces sujets, en essayant toujours d’être le plus pragmatique et sans langue de bois.

Le plan global, si je m’y tiens, serait assez proche de ça:

  1. Le Contexte
  2. les Wikis
  3. Les Blogs
  4. Les Forums
  5. Les Messageries Instantanées
  6. Les Traducteurs automatiques
  7. Les Espaces de travail
  8. Le réseau Social d’Entreprise
  9. La conduite du changement
  10. L’aspect financier
  11. Le ROI

C’est encore un peu en vrac, mais rassure-vous les idées sont déjà là (et certaines réalisations dans mon Entreprise aussi ;-)).

À propos trente-trois
Papa encore trentenaire, contrarié et jamais contrariant, je souhaite pouvoir dégager suffisamment de temps pour pouvoir aborder tous les sujets qui me questionnent, m'interrogent et me révoltent (car oui, camarade, ça me révolte). Conscient que cette description est pour le moment inintéressante, je vous engage à œuvrer dans les commentaires qui vont suivre pour en savoir plus...

One Response to Outils Web 2.0 et Strategie d’entreprise partie I: Le Contexte

  1. bismuth dit :

    Intéressant mais on on attend la suite ! Bonne chance !

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