Minyan caliente

En ces jours d’hiver je ne peux que vous faire partager ma petite réflexion du moment.

Suivre des offices réguliers à la synagogue n’est pas du plus évident ces derniers mois, où la température est franchement rude.

J’ai personnellement une petite voix qui me décourage de faire les longues minutes de marche à pied pour aller rejoindre un office, sous la pluie, le vent, et beaucoup d’autres prétextes ridicules.
L’argument fort en ce qui me concerne est qu’il fait FROID.

Et si je vais faire la prière en étant gelé: Comment me concentrer? Et à quoi cela sert-il de prier si l’on n’est pas concentré?
D’ailleurs il n’est même pas sûr que le quorum des 10 hommes (le minyan) indispensable pour faire une prière public, soit réuni, alors pourquoi se fatiguer ?

En fait, si tous les fidèles pensent comme moi, il est évident qu’il n’y aura pas de minyan.

Heureusement c’est rarement (jamais!) le cas: tous les fidèles sont là, quelque soit le temps. Quelque soit les âges ou les professions.

Ce qui est marquant, c’est que pris individuellement, on a tous froid.
Mais, mettre 10 hommes dans un petit oratoire et là le miracle se produit:
Chacun est réchauffé par les neuf autres.
L’effort de chacun – et l’apport thermique unitaire insignifiant – se transforment en communion et accessoirement en chauffage central.
Ce que l’on n’arrive pas à faire seul a soi-même (se réchauffer), parce qu’on le donne aux autres, on parvient à en multiplier les effets, et l’on est soi-même récompensé.

Prier seul, c’est glacial.
A 10, c’est tout de suite plus chaleureux – dans tous les sens du terme.

La concentration (kavanah) dont l’absence me faisait craindre tant est naturellement présente. Aucun effort à faire : la présence des autres suffit à rendre la prière forte et signifiante.

Conclusion:

Le Judaïsme est réputée pour être la religion la plus exigeante et difficile du monde.
C’est vrai (sans doute).
Surtout lorsqu’on l’analyse de l’extérieur.
Surtout quand on la craint et que l’on s’y tient éloigné : comment pénétrer cette religion avec si peu de force et tellement d’obstacles ?

La clé, c’est le minyan.
La Kéhila (la communauté).

Essayez, vous verrez…

À propos trente-trois
Papa encore trentenaire, contrarié et jamais contrariant, je souhaite pouvoir dégager suffisamment de temps pour pouvoir aborder tous les sujets qui me questionnent, m'interrogent et me révoltent (car oui, camarade, ça me révolte). Conscient que cette description est pour le moment inintéressante, je vous engage à œuvrer dans les commentaires qui vont suivre pour en savoir plus...

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