Internet et société

Mesurer le degré d’avancée d’un pays ou son niveau de vie ou encore la qualité de confort de ses habitants ont souvent été des sujets traités par pléthore de sociologues. On se souvient en particulier de l’hypothèse – loin d’être farfelue – que la monnaie mondiale à laquelle tout pourrait se référer était…le Big Mac.

C’est ce qu’on appelle le Big Mac index (ici le lien intéressant du journal britannique The Economist , mais il y en a beaucoup d’autres)

Dans le même ordre d’idée voici une carte mondiale qui recense les débits de connexion à Internet pour les particuliers ainsi que le coût moyen exprimé en US $ pour 1 Méga. Enfin le taux d’équipement si l’on peut dire de l’internet pour chaque nationalité : (cliquez sur l’image pour l’élargir)

Hormis le traditionnel duo de tête asiatique, on est quand même agréablement surpris de constater que l’Europe et la France sont sur le podium tant en terme de débit que de coût.

Notre pays pèche en revanche au niveau du taux d’équipement et la fameuse fracture numérique du candidat Chirac en 2002 est toujours aussi béante.

Pour autant ce tableau de synthèse est remarquable en ce qu’il calibre d’une toute autre manière les grandes puissances traditionnelles:

  1. Les USA sont, disons le, à la ramasse.
  2. Le Royaume Unis est aussi assez mal loti (à tous les niveaux)
  3. Les pays en voie de développement (j’y inclue l’ex-URSS, la Chine et l’Inde) sont eux totalement inexistants.

Comment expliquer ce tableau ?

D’abord il est clair que les pays qui ont investi dans une économie de Recherche & Développement sans négliger les infrastructures sont clairement récompensés ici.
A contrario:

Le modèle britannique, tout entier orienté vers les services et le libéralisme prend cher pour la vétusté de son réseau abandonné au Marché. Les gouvernements successifs n’ont pas ou peu misé sur leur renouvellement et la punition est collective: un débit médiocre pour un prix exorbitant (pour l’Europe)

Les USA remontent la pente mais l’argument de la superficie territoriale n’est pas recevable: Internet a explosé d’abord et surtout là-bas.
C’est autant d’années d’avance pour prévoir et pourvoir.
Là encore le déficit d’une décision politique et sociétale, globale à l’échelle de la Nation – et non pas fédérale et laisser à la juste appréciation de financiers des  telecoms – demeure la principale erreur.

D’ailleurs l’Australie, confrontée davantage au même problème d’une géographique continentale (au sens propre), moins bien solide financièrement, plus fragile en terme de niveau moyen de scolarisation, s’en sort beaucoup mieux.

A l’autre extrémité on retrouve des pays plus petits certes mais surtout plus dynamiques et plus courageux dans des décisions lourdes d’infrastructures – certainement loin d’être rentables à court ou moyen terme- avec un fort niveau de scolarisation, une culture du savoir (ou bien même de la curiosité?) affirmé, une stabilité politique et centralisée (quoiqu’on en dise, le jacobisme a quand même ses avantages)

Personnellement je donnerai deux exemples assez marquants pour la France:
Saviez vous que c’est Charles de Gaulle qui a signé pour le programme du TGV – bien que la contestation de l’opposition fut menée tambour battant ?
Qui sait encore que c’est sous l’impulsion même de François Mitterrand que le câblage de la fibre optique et son maillage national à démarré lors de son second septennat – et dont on commence à peine a reconnaître l’intérêt en terme de débit.

Cette carte -sommairement- est bien plus qu’un instantané de l’état des réseaux internet à travers le monde.

Elle est un efficace révélateur des modèles de sociétés d’hier et d’aujourd’hui.

Je note toutefois un petit manque: les états d’Israël et Singapour ne sont pas mentionnés. Et l’on sait pourtant combien – essentiellement ces deux pays – répondent aux critères de gouvernance, de niveau de scolarisation et de centralisation.
Peut-être aussi qu’en raison de leur petite taille géographique ils n’auraient pas été aussi éloquents que le Mexique ou la Turquie.

Pour conclure, je dirais qu’en France, on a Free (et les autres), on a donc tout compris !

À propos trente-trois
Papa encore trentenaire, contrarié et jamais contrariant, je souhaite pouvoir dégager suffisamment de temps pour pouvoir aborder tous les sujets qui me questionnent, m'interrogent et me révoltent (car oui, camarade, ça me révolte). Conscient que cette description est pour le moment inintéressante, je vous engage à œuvrer dans les commentaires qui vont suivre pour en savoir plus...

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