Maldonne de Pessah’

salonKLPC’est un lieu commun, un marronnier de tous les blogueurs juifs de la planète. Le sujet dépasse les grands classiques comme l’antisémitisme, la défense d’Israël ou la préparation à la Bar Mitsvah du fiston. Je veux évidemment parler de Pessah’. Cette fête juive qui est la plus redoutée de tous, bien loin devant Kippour.

C’est d’abord un parcours du combattant pour nos femmes, qui ont décidément beaucoup de mal à comprendre que c’est le h’ametz qu’il faut brûler, pas la poussière et encore moins leur santé: Lire la suite

Yitro et les cumulards, une leçon de sainteté.

(Cette étude est dédiée à l’élévation de l’âme d’Élie, fils de Saada – Léïlouï Nichmat Eliyahou ben Saada zal)

 

MoiseMichneTorahLa paracha (péricope) de Yitro ressemble à toutes les autres. Elle est une énigme qui décourage autant qu’elle stimule. Avec l’expérience, le fidèle pense être capable de dessiner plus ou moins les contours du récit alors que déjà les contradictions se font jour pour peu qu’on s’attarde sur le vocabulaire employé. Le lecteur attentif en étudiera alors les commentaires et s’enfoncera sans doute dans la perplexité. En fait, la seule chose qu’il en retirera, c’est qu’il n’en avait pas compris grand-chose.

Les exemples sont infinis, et en l’occurrence dans notre paracha, nous pourrions jeter un regard un peu plus appuyé sur le texte pour en déceler quelques surprises. Peut-être aurions-nous le mérite d’y voir certains messages cachés. Inutile d’ailleurs de chercher bien loin puisque Rashi va, encore une fois, distiller subtilement  à la faveur de quelques commentaires des versets du chapitre 18 de l’Exode, les questions originales tout en favorisant les tentatives de réponses. Lire la suite

« L’homme qui paie ses dettes s’enrichit » ou de l’antisémitisme mesquin.

al-pacino-shylock(Pour l’élévation de l’âme de Brah’a Messody bat Rah’el)

Ce billet n’a pas la prétention de relever un facteur inédit sur cette maladie mentale qu’est l’antisémitisme.

Disons juste qu’il est une réponse à un fait-divers, publié hier et qu’il me rappelle un schéma qui personnellement m’a toujours parler pour modéliser une des trop nombreuses racines de cette haine des juifs.

Le manque de reconnaissance.

Prenons un exemple :
Quand vous êtes en manque d’argent, et qu’un organisme ou un individu, vous prête ce dont vous aviez besoin, au-delà du « merci » de politesse qui suit le prêt, il y a un phénomène généralisé qui se décline en deux temps.

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Marty McFrey et le vav conversif: de la Téshouva en DeLorean

Shana Tova à vous tous, pour cette nouvelle année 5774 qui vient juste de débuter.
Au-delà des vœux que je réserve plutôt sur mon profil Facebook, je souhaiterais surtout m’attarder sur ce qui devrait occuper l’entièreté de l’existence d’un Juif mais qui étrangement ne sera rappelé qu’entre maintenant et samedi prochain, date du Yom Kippour. De quoi s’agit-il ? Des fameux yamim noraïm, ces jours redoutables où l’on doit précisément redoubler d’effort pour s’amender et s’améliorer, bref, pour faire ce que l’on appelle : Téshouva.
Ah la Téshouva ! Marronnier de la grande majorité des divrei Torah (sermons), employé à l’envi pour souligner le "retour" toujours possible du juif à une pratique conforme et surtout, surtout au Pardon immédiat inclus dans le forfait.

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Fable : La Sénatrice et les bovins ou Le Carnivore étiqueté

Chauveau_-_Fables_de_La_FontaineJe me lance, en cette période estivale propice à la poésie, à un petit exercice.
Bien entendu, toute ressemblance avec des événements ou des personnages de l’actualité ne seraient que purement fortuits.

Madame la Sénatrice des Huns
Qui n’écoutait jamais les autres
Se découvrit un beau matin
Un rôle de nouvelle apôtre

Faisant électoralement ses emplettes
Fervente mais discrète amie des bêtes
Ses étonnant soutiens Dieudonnistes
Front de Gauche et B.B istes
N’eurent pas de mal à persifler
Combien la Shrita les éraflait

Fonctionnaire inconnue et butée
Obscure anonyme au fond d’une Assemblée
Histoire pourtant de bien sortir du tas
Trouva opportunément son noble combat

Sans compromettre salaire ni carrière
De beaux sondages à la lisière
Des entrevues et des photos :
La célébrité pour les originaux !

Lorsqu’un médiocre site de quidam
Murmura, sournois, à la naïve Dame
Sur fourberies, malversations et sionisme
Vieux stéréotypes outrageant du Judaïsme

« Tout se tient » lança-t-elle alors
Cruauté et détournement en pays tricolore
« Ce lobby étranger sera vite aux oubliettes
Quand viendront enfin mes étiquettes »

Las, d’intelligence et de lumière
Son pauvre esprit n’en aimait guère
Confusion, obstination et bêtise
Sa place était-elle en psychanalyse ?

Mathématiques, logique ou raison
N’étaient pas non plus de ses passions
Manipulant plutôt les grandes émotions
Elle préféra s’en prendre "bêtement" à Sion

Ni pourcentages ni déclarations d’experts
Ne pourraient la faire changer d’air
Pourquoi diantre écouter les scientifiques
Alors qu’il suffit d’être démagogique ?

S’il est vrai que l’animal vous est si proche
Comment vivez-vous, Madame, sans anicroche
Vos ripailles de gibiers, huîtres et homards
Sans que vous ne soyez envahis de cauchemars ?

Comment tolérez-vous en vos sous-bois
Les festins de poulets en cage, et le gavage d’oie ?
Amnistiant derechef crustacés, Réveillon et Corrida
Vous penser ce faisant étiqueter au moins Al-Qaida ?

Cuir a vos souliers, et sur vos riches canapés,
Le confort bourgeois vous aura certes aveuglé
Étourdissements ratés, promesses de s’améliorer
Suffiront étonnamment à vous abuser
Mais animaux et mineurs, dans la même souffrance
Se rejoignent au labeur, malgré votre silence

Avant donc de vous occuper du marginal,
Commencez plutôt par le gros principal.
Vous croyez ici montrer votre grand cœur
Or votr’ ignorance étonne jusqu’à vos chroniqueurs

Rigueur, cohérence et honnêteté
Est ce trop, vraiment, vous demander ?
Quoiqu’ inédites vertus, rassurez-vous
Elles n’obscurciront point vos interviews

Navrance enfin,que d’un Palais de la Nation,
Soit rétribuée une servante avec si peu de raison
Mais, la liberté de conscience y survivra,
Quoiqu’en dise un membre -temporaire- du Sénat !

L’absence du Temple, entre Traumatisme et Espoir

Poussin-Destruction-TempleLa destruction du Beth Hamikdach (le Temple de Jérusalem) reste un événement parmi les plus dramatiques de l’Histoire Juive. Si dans un précédent billet, il était fait mention des conséquences encore tangibles de ce désastre, au travers de nos gestes quotidiens, j’aimerais cette fois évoquer la Chute de Jérusalem avec le Dr Philippe AÏM, que les lecteurs du blog connaissent déjà, puisque nous avions déjà commis ensemble un entretien passionnant il y a quelques mois de cela.

Une fois n’est pas coutume donc, et face au réel traumatisme que ces événements ont provoqués dans l’inconscient collectif du Peuple Juif,  je vous propose un second dialogue au travers de cette date fatidique qui allait bouleverser l’existence de notre Nation jusqu’à aujourd’hui et paradoxalement positionner les Juifs du monde entier dans l’attente formidable des temps messianiques, ceux qui verront le 3e Temple rebâti et le Culte obtenir enfin droit de Cité.

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Droit et Religion: "la Loi Juive dans tous ses Etats"

FYGSi vous passez ces derniers temps, près du Lac d’Enghien-les-Bains, vous verrez sans doute un bâtiment en construction avec une pancarte du Ministère, titrant: "La Justice se modernise"…L’attente, l’exigence voire, d’un Droit toujours en phase avec les contingences de ceux à qui il s’applique, n’est pas que l’apanage du droit séculier.

Le Judaïsme a plus à dire -peut-être- en matière de droit que les autres religions, puisque la juridiction rabbinique, forcément en prise avec ses contemporains, ne sépare jamais le domaine juridique de la doctrine religieuse. La polysémie du mot "Torah" (Enseignement/Loi) et la critique plusieurs fois centenaires qu’on lui a opposé ("Elle n’est qu’un code civil") en font presque un programme pour tous ceux qui s’intéressent au droit des juifs et aux initiatives indispensables que les rabbins imposent pour répondre aux questions d’aujourd’hui sans trahir l’esprit insufflé depuis la théophanie du Sinaï.

"La Loi Juive dans tous ses états"

Et c’est à point nommé que les éditions Lichma proposent un nouvel opus sur le droit hébraïque. Originalité de la démarche  cet ouvrage ne vient pas seulement du fait que l’auteur, Yona Ghertman, soit à la fois Docteur en Droit et rabbin de la communauté de Cagnes-sur-Mer, ni encore que les sujets abordés soient d’une actualité indéniable, mais bien plutôt par la démarche pédagogique et originale qui articule cette œuvre. Lire la suite

Immobilier et Alya: c’est l’histoire d’un mec…en Israël

israelhomeLe texte qui va suivre est celui d’un jeune Consultant en Stratégie qui, ayant fait son alya, m’a contacté pour me présenter son travail. Aussi j’ai décidé de faire une petite entorse à ce blog égocentré autour de mon nombril mégalomane, et vous présenter son texte et son site.
L’autre raison est que nous nous approchons de Pessah’ et que traditionnellement l’appel à la Liberté et au retour à Sion se fait un peu plus pressant chaque année à cette même période, où vont fleurir les Salons de l’Immobilier Israéliens, alors si cela peut aider celles et ceux qui ont le Kotel qui les démange…

Je vous laisse avec Haïm Mamou, normalien, PhD, MBA du Collège des Ingénieurs, ancien consultant au Boston Consulting Group (il faut au moins ça pour prétendre être publié ici :-) ): Lire la suite

"Prie avec des juifs et travaille avec des goyim"

restaurant-luxe
Petite note qui a pour titre ce que l’on m’a répété depuis des années…
Il y a moins d’une heure, mon entreprise a décidé de ne pas collaborer avec une petite structure que j’avais "privilégié" parce qu’entre nous ses dirigeants nous paraissaient compétents (et qu’en plus pour moi ils étaient 100% yid).

Petit projet certes mais en ces temps de vaches maigres, pénétrer un grand compte, ça aurait dû normalement les motiver à une rigueur de circonstance…Que nenni ! Entre les retards aux rendez-vous, les dossiers bâclés (avec hénaurmes fôtes d’aurtograffes), les négociations dignes d’une parodie limite antisémite des années 80 à côté de laquelle "La vérité Si Je Mens 1" est un documentaire d’une soirée Théma d’Arte, je dois bien admettre que la sentence de mes supérieurs est juste: on ne fera pas affaire ensemble…On va leur préférer un bonne petite agence, sérieuse, efficace, humble, un chouia plus chère ..mais avec la tranquillité de l’esprit. Et 100% pur porc. Lire la suite

Dynamisme et Pessimisme…la Crise de la trentaine

[A Yoyo]

Jeudi soir dernier j’ai dû organiser un minyan (i.e. un quorum de 10 hommes) chez moi.

flash28 amis et fidèles des synagogues avaient été prévenus, certains une semaine à l’avance, d’autres à la dernière minutes. J’avais réservé des plateaux chez le traiteur pour 20 personnes environ, selon ceux qui m’avaient confirmés leur présence à 20h00 précises.
Patatras, nous n’étions encore que 7 –fidèles parmi les fidèles- à presque 21h00. J’avais beau appeler, le sort s’acharnait contre moi : entre la grippe soudaine, l’invitation à une « shéoudatte Ytrou » de dernière minute ailleurs, le retard au boulot, le rendez-vous impromptu…mes invités fondaient comme neige au soleil. Et le rabbin, patient jusque-là, devait à présent partir : les balaniot du mikvé avaient, elles- aussi, posé un lapin, c’était donc sa femme qui en urgence devait s’en occuper et lui revenir garder les enfants…
Le sort qui s’acharnait vous disais-je.

J’étais déçu, sous pression et franchement désespéré…une situation de crise en fait.

Mon beau-frère s’est alors levé, a pris son manteau et a dit, sûr de lui :

« Ne bougez pas,  je descends dans la rue, je vais vous trouver minyan. Donnez-moi juste 5 mn… »

Vous imaginez ma tête…un soir d’hiver…Et je n’habite ni Créteil ni le 19e ni Sarcelles…autant vous dire que des juifs, la nuit, ça courent pas les rues, c’est le cas de le dire…
Pourtant, 5 minutes plus tard, je vis débarquer 4 jeunes, plutôt wesh-wesh-casquettes-baskettes, mais visiblement « de chez nous » [en tous cas pour les 3 premiers].

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Yitro, Réouel et H’ovav: Combien Moshé a-t-il eu de beaux-pères ?

(A la mémoire d’Élie, fils de Saada – Léïlouï Nichmat Eliyahou ben Saada
et pour le prompt rétablissement d’Esther Myriam bat Mazal Tov)

Ce texte est librement adapté de l’essai disponible dans le volume 8 de l’incroyable revue H’akira (The Flatbush journal of Jewish Law and Thought).

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Mon-Beau-Pere-Et-MoiPour ceux qui aiment les explications inédites et lumineuses du Rav David Fohrman (par exemple ici), je vous propose cette fois de rester dans la mishpah’o (la famille) et de découvrir une étude réalisée par son beau-frère, Yacov BALSAM, sur une énigme aussi vieille que la Bible. Et de famille justement, voire et surtout de belle-famille, il va en être question.

J’aurai pu intituler ce billet "Finding Yitro" puisqu’il va s’agir de découvrir, ou tout du moins d’avancer une hypothèse sur l’identité réelle d’Yitro et sa relation avec Moshé. Mais j’aurai aussi pu m’inspirer de l’excellente pièce de théâtre  "Le Prénom" (aussi disponible en vidéo), puisque cette étude va tourner autour des nombreux prénoms que la Tradition à réserver au beau-père de Moshé. Lire la suite

Bilan 2012: Réseaux sociaux, Cannes et Toulouse

palme_d_orJamais deux sans trois, voici donc le 3e bilan annuel du blog Mise En Trentaine.
Depuis le 29 décembre 2012, en effet ce blog a 3 ans (déjà !) et plus de 60 000 lectures pour 124 billets.

Les chiffres ! Les chiffres ! Les chiffres !

  • En 2012, 35 000 lectures uniques, soit 45% de plus que l’an passé.  Puisque 4 329 films ont été soumis au festival de Cannes cette année,  si chaque lecture était un film, alors ce blog pourrait supporter 8 festivals. Ça vaut bien une palme d’Or ça non ? Lire la suite

Balance et concision…

balance-obesePetite réflexion à ma femme hier, pendant une pause-bricolage:

"- En fait le Peuple Juif, c’est comme une balance pour une obèse : elle révèle les manquements et les excès de son utilisatrice qui se venge par un bon coup de pied ! Sa rage est dirigée contre l’instrument de mesure un peu comme elle casserait un thermomètre parce qu’il indiquerait une fièvre la veille des vacances. Les Nations seraient grossièrement ces personnes qui se défoulent de leurs folies (capitalisme, communisme, monarchisme, nazisme…) sur le dos des juifs, inoffensifs révélateurs…Plus vraiment boucs émissaires donc, mais plutôt instrument de mesure  et miroir de la moralité et de l’éthique de la société….Tiens, tiens je devrais peut-être écrire là-dessus, qu’est ce que t’en dis ?"

"- Ben oui exactement, t’as qu’a écrire ce que tu viens de me dire, ce sera parfait !"

"- Tu crois ? mais ça va être trop court pour mon blog !"

Et là, se retournant et s’éloignant dans le couloir, elle lève ses bras et sa tête et déclame :

" – Enfin ! Chééh’yanou !"

Voilà, je lui devais bien cette petite note, courte, à elle, qui ne cesse de me répéter que mes textes sont trop longs, trop confus, et trop difficiles ;-)

C’est quoi être juif ? Petit cas pratique…

BresilBillet express:  C’est quoi être juif ? Petit échantillon qui date d’il y a quelques minutes…

Après des années de demande, après une sélection sévère, après un lobbying de malade, vous recevez ce mail

De : XXXXX
Envoyé : jeudi 13 décembre 2012 18:43
À : Mise En trentaine
Cc : Tous un paquet de beau monde
Objet : Inscription au séminaire Managers
Importance : Haute

Bonjour [Mise en Trentaine],

Nous avons le plaisir de vous annoncer que vous avez été sélectionné pour participer au séminaire Managers de l’école du Management [de ma Grosse Boite].

Les principaux objectifs de ce séminaire visent à vous permettre d’approfondir et d’améliorer les compétences du management d’équipe, de la gestion et du développement d’une entreprise dans un environnement multiculturel et international, notamment à partir du référentiel de compétences managériales de [Ma Grosse Boite].

Ce séminaire se déroulera  en résidentiel du 17 au 26 septembre 2013, au Brésil.

 Vous recevrez dans les prochains jours une confirmation de cette inscription de la part de la Direction de la Formation du groupe [de ma Grosse Boite].  

Nous restons également à votre disposition pour toute question relative à ce stage d’excellence qui constitue une étape importante du développement dans le groupe.

Bien cordialement,

XXXX

Adjoint DRH Groupe – Gestion des cadres

Youhoooo !!!!  Brajil !!!!  Foutchebôl, tidjamé samba, capoiera, Copacabanna, 11 jours tout frais payé au soleil d’Ipanéma ou de Rio de Janeiro…

Puis ce sera super pour ma carrière, mon CV , toussa, toussa… (donc là pour 99,98% de la population mondiale il faudrait être carrément content de la nouvelle.)

Sauf que, réflexe, réflexe même de MALADE, de GROS MALADE, de PSYCHOPATHE : Septembre ? Septembre ?

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‘Fame’ ou Flamme ? Quand le feu est de paille ou de joie

"flameOui, oui ma grand-mère descendait dans la cave tous les vendredis soirs pour allumer en silence deux veilleuses".

Voilà a peu de choses de près comment les descendants de marranes en Espagne ou en Amérique du Sud évoquent le débris de judaïsme qui a subsisté jusqu’à aujourd’hui dans le cœur de ces juifs contraint de cacher leur foi depuis les sombres heures de l’Inquisition.

Une flamme. Discrète. Mais pour laquelle tant de risques sont pris et qui perdure depuis six siècles.

Il y a quelques décennies de cela,  Andy Wahrol, l’oracle underground, prédisait: "Tout le monde aura son quart d’heure de célébrité" tandis que se préparait à Broadway la comédie musicale ‘Fame’ dont nous connaissons tous la musique phare qui disait entre autre:

"fameBaby, look at me  And tell me what you see
You ain’t seen the best of me yet.
Give me time, I’ll make you forget the rest.
[..]Don’t you know who I am?

Remember my name. Fame!
I’m gonna live forever
I’m gonna learn how to fly–high!

I feel it comin’ together
People will see me and cry. Fame!
I’m gonna make it to heaven
Light up the sky like a flame. Fame!
I’m gonna live forever
Baby, remember my name
Remember, remember, ..."

Des décibels, de l’énergie, de l’exaltation, des palpitations, de l’enthousiasme communicatif. Fame  ou Flash Dance, même époque, mêmes valeurs, mêmes impulsions de bâtir un monde sur la célébrité juvénile éclatante et bruyante. Fugace comme l’éclair d’un Flash aussi – au grand désespoir de ceux qui y ont voué corps et âmes. Car comme le grand Charles Aznavour le rappelle souvent (Alzheimer faisant désormais de l’ombre à son fidèle imprésario de toujours Léon Sayan) aux naïfs participants de télé-crochet sauce The Voice:

" Le plus difficile  ce n’est pas de réussir, c’est de durer"

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Interview Psy : "Le succédané d’une saducéenne" ou "Les interdits de la Torah et les bottes des 7 lieues"

Freud gangnam style

Il y a quelques années, un cabinet de recrutement anglo-saxon, bien situé à Neuilly et dont le nom commence par ‘Hud’ et se finit par ‘son’, m’a contacté pour participer à un assessment center en vue d’un poste de responsable dans une grande entreprise pétrolière française (suivez mon regard). Les épreuves sur toute une après-midi allaient d’un livret d’exercices de logiques et de mémorisation, à une lettre manuscrite, une note de synthèse en anglais, et 3 entretiens. Je vous passe les détails mais lors du debrief des épreuves, j’ai rencontré une chargée de recrutement qui s’était présentée en tant que Psychologue et l’on a évoqué les résultats des tests. A un moment, sur les tests de logique (domino, suite numérique, cartes à jouer etc.) je me suis laissé aller à lui dire que mon ancien prof de maths, nous avait rappelé que ce genre de test de logique peuvent être mathématiquement équivoques dans la mesure où les réponses peuvent ne pas être uniques.

(Corollaire implicite que nous ses élèves avions compris: ces psycho-machins sont des apprenti-sorciers qui attendent plus de vous que vous réfléchissiez comme eux, comme s’ils étaient propriétaire et juge de l’intelligence et de la logique humaine).

Un exemple très simple pour fixer les idées:
« compléter la série suivante : 1,2,3, ?, ?, ? »
Facile ? Pourtant, il y a au moins 2 réponses, parfaitement valables.
Les avez-vous trouvées ?

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Special Bloggers:Temps et contre-temps

Voici une étude sous forme de billet, dédiée à mes amis et confrères bloggers, pour partager avec vous ce qui me turlupinait depuis la semaine dernière et qui s’était déjà reproduit par le passé : comment un billet que l’auteur estime être pertinent peut-il se ramasser en terme de lecteurs, de partages et de commentaires ?
C’est ce qui s’est passé avec mon dernier billet (~50 lectures, 0 commentaire, 10 partages :-(  ).
J’ai sollicité quelques bonnes âmes qui m’ont avoué ne pas avoir eu le temps de parcourir un texte si long, publié un jeudi à 11h du matin.

Alors, en essayant de généraliser pour les prochains billets, quelles sont les principaux motifs de désaffection que l’on peut tirer de ce constat ?
La première raison (évidente !): le contenu.
Si c’est long, mal écrit, redondant, pénible à suivre, sans aération du texte ni image, et pas original, peu de chances en effet de créer le buzz.
Je l’avoue le dernier billet péchait par trop dans ces travers. Notamment la longueur, peu adaptée au mode de lecture rapide des internautes. La concision est la clé.
Comme le disait Mark Twain dans ses correspondances:

« Comme je n’ai pas eu le temps de rédiger un court discours, j’ai dû en écrire un long ».

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Il était une Foi: L’homme avec un grand H

( A la mémoire de Maurice Moshé ben Mah’a  Benayoun zal, enterré ce jour, et dont la gentillesse et le sourire simple me manquent déjà)

C’est l’histoire d’un homme. Un homme avec un grand H. Un de ceux qui a marqué l’Histoire, elle aussi écrite avec un grand H. Mais sans doute, au fond, est-ce l’histoire de plusieurs hommes, peut-être même de tous les hommes qui accomplissent leurs destinées.
Avant de vous révéler son identité je vais vous donner quelques éléments biographiques. Mais…il y a de grandes chances pourtant que malgré ces indices vous restiez incapable de le  reconnaître. Pire, que vous le confondiez. On parie ?

On va alors se la jouer à la Julien Lepers si vous le voulez bien:

"Attention, Personnage célèbre vous m’avez dit. Qui suis-je ? Top !
Fils d’un Sculpteur, et sans doute d’une sage-femme, j’ai grandi probablement dans une certaine aisance – quoique les sources soient peu nombreuses- , ma famille étant respectable et respectée dans une société païenne. Car nous sommes plusieurs siècles avant l’ère vulgaire. Mon éducation fut assez correcte, avec d’après les écrits postérieurs un attrait flagrant pour la Raison et la remise en question permanente. Un certain sens de la malice et le marchandage également, imbattable que j’étais à retourner les arguments de mes contradicteurs contre eux-mêmes.
Je n’étais pas du genre à "panurger" comme tous les habitants de la grande cité où ma famille était confortablement installée, proche du palais et du Pouvoir.
Aussi, je m’attachai toute ma vie à travailler pour la conversion morale de mes concitoyens -après avoir moi-même avancé dans la recherche perpétuelle du Comment et du Pourquoi. Je me suis intéressé d’abord à une certaine philosophie de la nature et aux spéculations dans le domaine de la physique (notamment l’astronomie et l’astrologie, considérée à l’époque comme une science). Cet intérêt aurait été suscité par la rupture qu’entretenaient les penseurs antiques avec le surnaturel et le monde des dieux qui prévalaient jusqu’alors. Mais il semble que j’ai ensuite été déçu par les explications purement causales, et m’éloigna rapidement de ces physiciens et autres astrologues, déplorant leur explication matérialiste et le côté limité de leurs méditations basées uniquement sur la Nature. Ma méthode progressive, me fit très tôt abandonner des croyances fausses – au désespoir de mes proches. D’ailleurs, plusieurs membres de la classe dirigeante locale affirmèrent voir en moi un esprit pervertissant les valeurs morales traditionnelles et donc un danger pour l’ordre social…le procès qui s’en suivra me condamnera de fait à une peine dont aucun homme ne peut ressortir vivant.
Sans pour autant m’appauvrir, je dispensais ma sagesse gratuitement tout en jouissant d’un patrimoine conséquent. Pour autant humble et avec une vie dépouillée de tout superflu, j’ enseignai dans la rue, les marchés  les échoppes, au gré des rencontres. Dialoguant avec tous, cherchant à les rendre plus sages par la reconnaissance de leur ignorance ou l’inanité des superstitions de mon époque. Point central des carrefours, mon hospitalité tant spirituelle que matérielle aurait été légendaire.
J’eus de nombreux disciples qui propagèrent mon message. Je fut aussi un homme de guerre, un soldat redoutable et brillant dont on loue encore le courage, la témérité voire. Je sauva notamment au cours d’un bataille incroyable la vie d’un notable bien connu de l’époque.

Tardivement père d’un fils, avec ma femme que sa rivale écartée traitera de particulièrement acariâtre. Plus tard, dit-on , je me marierai avec une seconde épouse dont j’ aurai d’autres enfants.

Je m’instruisis toute ma vie, obéissant à l’Évidence que j’avais découverte mais qui me dissimulerait jusqu’au bout Son infinie sagesse.
Pour enfoncer le clou, je démontrerait l’existence de Dieu et l’immortalité de l’âme.

Et je suis ? je suis ?…"

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Toi aussi anime un Dvar Torah applaudi par les plus Grands !

Un Rav de Bne Brak est venu vendre son livre dans notre synagogue. Un "best seller" en hébreu et en espagnol disponible enfin en français d’après la couverture ! La bande-annonce sous forme de dvar torah (sermon talmudique) était alléchante dans les tout premiers instants: l’homme charismatique s’exprimait très bien en français, les questions qu’il soulevait- quoique connues- étaient rondement amenées. Hélas, les réponses étiolées en longueur étaient pour le moins…hallucinées. La structure du discours était décousue. Pour tout dire, je m’abandonnai même à de criminelles attaques: "c’est à croire que ce type aime vraiment s’entendre parler !"

Pour autant, son bouquin à 20€, je l’ai acheté – à la faveur d’une indulgence bisounoursienne chronique et de askamot (approbation) dithyrambique de grands rabbanim francophones.

Or les premières impressions sont toujours les meilleures, surtout quand elles sont mauvaises: à la lecture ce ne fût que verbiage, registre lexical soutenue et hyperbolique, aucune rigueur de fond, redite et paraphrase longues comme 8 jours sans pain, citations non sourcées, coquilles – et même et même- redondance du même chapitre écrite sous deux formes (sic) en utilisant apparemment un dictionnaire des synonymes – prouvant l’absence totale de relecture.

Ma question était alors double:

  1. Comment des rabbanim peuvent soutenir un tel brouillon – d’apparence si belle toutefois ? L’ont ils au moins lu ? Ouvert ?
  2. Ce Rav de Bné Brak, avec un pedigree considérable, se satisfait-il de cette "oeuvre" sous forme d’un beau vernis insipide ?

Du coup je me suis dit que finalement ce n’était pas si difficile d’écrire un "best-seller" !
Ma méthode est infaillible : Venez découvrir la langue de Bois Lamehadrin !

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Les Vacances d’été: quel boulot !

J’aurai pu intituler ce billet "Indiana Jones et l’Autoroute du Soleil" tant il est vrai que préparer des vacances, surtout des vacances casheres, en France ou à l’étranger, s’apparente à un feuilleton d’aventures avec de multiples rebondissements.
A la limite, comme dans la série Colombo, on connait tout de suite la victime, années après années:
Votre portefeuille.
Mais là où c’est original, c’est que les meurtriers changent tout le temps. Avec notre consentement en plus. Et toujours avec le sentiment diffus de s’être fait charcuter par un bourreau qui a au moins du cœur, tétanisés que nous sommes de tomber entre de mauvaises mains sanguinaires et sadiques venues gâcher cette sacro-sainte période…
Elle est bien finie l’époque de vos vacances entre potes, célibataires, organisées à l’arrache avec trois francs six sous, et éclats de rire en bonus. Parce qu’avouons-le tout de suite : les meilleures vacances c’est entre potes et célibataires ! Après, disons que c’est plus angoissant :
En pleine maturité de la trentaine, avec une compagne et sans doute des enfants, tout repose sur vos épaules. Pas le droit à l’erreur donc.

Ça y est, vous la sentez la pression estivale ?

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50 euros sur la table…

Petit billet mais belle histoire. C’est l’histoire de ma cousine.
Dominique est vétérinaire. Après de longues et difficiles études, elle est parvenu il y a plus de 10 ans à s’associer avec un de ses confrères plus âgé et non juif, en reprenant une partie du cabinet de ce-dernier.
Il serait faux de dire qu’elle ait pu respecter ses Chabbatot pendant son cursus universitaire, notamment à cause des concours en Prépa véto. Mais il serait tout aussi faux de croire que ce choix, qui ne concerne que elle et Dieu, s’est fait sans souffrance morale, sans douleur personnelle.

Lorsqu’il est venu le temps de pratiquer, très vite son associé l’a contrainte à venir travailler également le chabbat. Jeune diplômée sans expérience, ce fût la douche froide, mais avec un remboursement de crédit sur les épaules, elle n’a pas osé dire non tout de suite.
Avéra goreret avéra, elle s’est vu venir travailler tous les vendredis soir et parfois certains samedi matin.

Quand ses enfants ont grandi, et qu’ils ont commencé à être inscrit à l’école juive, elle n’a pu soutenir la contradiction davantage: leur enseigner l’allumage des veilleuse le vendredi et l’interdit de travailler, tandis qu’elle même revenait tard certains vendredi et marchait de longue distance le samedi pour rejoindre son cabinet…

Il y a quelques années, elle se décida à faire un marché avec son associé: Elle arrêterait désormais de travailler le vendredi après-midi deux heures plus tôt que prévu . Et non le cabinet ne sera plus ouvert le samedi matin.

En échange et pour ne pas que son associé soit lésé elle s’engageait:

- à lui remettre un billet de 50 euros tous les vendredi pour compenser ces deux heures en moins

- à tenir le cabinet ouvert non pas certains samedi matins, mais le dimanche toute la journée. Et toute seule.

Dans un monde normal, lorsque l’on est un vétérinaire âgé, à l’abri du besoin, on essaie d’être bon prince avec sa jeune associée – dont on sait la souffrance religieuse -  et d’au moins refuser de prendre les billets pour le vendredi, conscient du sacrifice et de l’opportunité financière de voir son cabinet ouvert même un dimanche.
Que nenni ici, la mesquinerie était encore la bienvenue :
Chaque vendredi son associé allait récupérer les billets que ma cousine lui glissait sur le coin de sa table.
Chaque dimanche, elle s’occupait seule du cabinet et son associé prenait sa quote-part des bénéfices sans travailler.
Chaque dimanche ma cousine sacrifiait sa journée en famille pour sauver ses chabbat.

L’effort était considérable. Mais petit à petit, quelque chose se déclencha…
Ma cousine et son mari ont commencé à réfléchir sur leur judaïsme. Sur le sens de la vie, des mitsvot.
Elle et lui suivirent des chiourim, et au fil du temps ils sont devenus de "bons juifs", pratiquant scrupuleusement les mitsvot, petit à petit…

Régulièrement à chaque fois que je leur parlais, je dois bien l’avouer, j’étais ravi et surpris de leur lente mais sûre ascension dans un monde de Torah plus authentique.
" Mais tu te rends compte, 50 € le chabbat, c’est pas cher en fait" s’exclamait-elle quand je lui demandais si son associée se rabaissait toujours à les lui prendre !

Une ascension commencée timidement avec un billet de 50 € tous les vendredi soirs…

A 17h42 aujourd’hui, il y a 45 mn, ma cousine Dominique m’a appelé.

Le 1er aout, elle s’installe avec son mari et ses enfants à Jérusalem.
Un projet mûri depuis quelques années et planifié en secret depuis un an. Les enfants sont déjà inscrits à l’école. Tout est (presque) prêt – sauf un léger détail de logement toujours pas trouvé là-bas, mais ça ne semble pas la gêner outre mesure ;-)

Elle a vendu sa part du cabinet vétérinaire vendredi dernier.

Son associé ne s’en remet toujours pas.

Et pour tout dire, fou de joie, moi non plus !

L’election présidentielle et le Peuple Elu: De la typologie juive à l’Effet Papillon

Le Président s’en va. Vive le Président !
La France vient d’élire à sa tête un nouveau chef d’État.
"Nouveau" est à prendre au sens de "tout neuf" car de fait, François Hollande n’a jamais servi jusqu’alors à des postes d’envergures. Son Premier-Ministre non plus. Tout comme la quasi totalité de l’appareil gouvernemental. Au moins c’est cohérent.

Évidemment mes lecteurs ont une probabilité de 51.6% d’avoir voté pour notre nouveau Président. Sauf pour mon lectorat juif . Car dans ce cas, l’écrasante majorité de mes coreligionnaires se retrouvent bien malgré eux, dans l’opposition aujourd’hui. Non pas qu’ils aimaient à ce point le Président sortant. Mais qu’ils appréhendent le gouvernement de gauche qui se dessine maladroitement. Et dont les images de la Bastille, avec tous ces drapeaux étrangers – et surtout maghrébins et palestiniens – ont terni à jamais ce jour d’élection, rappelant les pires heures aux juifs nord-africains à la veille de leur fuite vers la France. Très vite les comportements des concitoyens se sont raidis. Nicolas Bedos tweetait même au second degré "Ça y est les arabes vont  pouvoir enfin se remettre à voler ".
Mais ce scrutin a été aussi  pour moi l’occasion de cartographier une typologie toute personnelle (et donc qui n’engage que moi) de la communauté, qui se décline classiquement sur deux plans idéologiques : patriotique et sioniste.

Alors, vous, amis lecteurs juif et français, vous y retrouverez-vous ?
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Oussamarine Ben Le Pen

Voilà. En ce soir du premier tour de l’élection présidentielle, la représentante du parti d’extrême droite française récolte un cinquième des suffrages.

Un français sur cinq croit que la fille de son père est la meilleure pour représenter la France et sauver ce pays des périls qui le menace. Qui confond ce Front là avec son glorieux homonyme Populaire.
Un français sur cinq accorde sa voix à une formation peuplée de gens pour le moins peu recommandables, en tout cas suffisamment suspects pour que cette bretonne pur beurre entreprenne en tout premier chantier celui de la dé-diabolisation de son parti

Un français sur cinq. Oui mais parmi, eux, combien de juifs ? Lire la suite

"A mort les juifs" ou " Les juifs ne sont pas morts" ?

Il y a de cela presque vingt ans, sur TF1 en deuxième partie de soirée, collégien, je me souviens parfaitement d’une série de reportages par Serge Moati. "La haine antisémite". Parmi les intervenants Alain Finkielkraut répondait à la question: "qu’est ce qui différencie un nazi d’un néo-nazi ?". Sa réponse m’a marqué jusqu’à maintenant.

Un Nazi était celui qui clamait " A mort les Juifs"
Un Nazi contemporain, lui ce serait plutôt "Les Juifs ne sont pas morts"
Et donc, cela change tout. Il y a une anomalie. S’ils ne sont décidément toujours pas morts, c’est que la méthode allemande n’était pas complétement efficace. Qu’il fallait recommencer en améliorant la technique. S’ils ne sont pas morts, c’est que l’approche germanique était trop frontale, trop ouvertement radicale. S’ils ne sont pas morts, c’est de notre devoir de venir et de finir le travail, autrement, en débarassant l’humanité de sa composante juive. Définitivement.

Le texte qui va suivre n’est pas écrit dans un climat serein. Il est signé à l’encre de l’exaspération, de la colère, de l’abattement et de la tristesse. S’il heurte des esprits consensuels, chagrins ou fragiles, je ne m’en excuse pas.
Pas maintenant en tous cas.
Pas après ces dernières heures.

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Ne pas oublier mais ne pas y penser

Gorge nouée. Le réveil. La conscience qui revient petit à petit. La mémoire aussi. Myriam. Gabriel. Aryeh. Jonathan. Ce n’était pas un cauchemar.
Les enfants sont préparés. Habillés. Grognons comme chaque matin. Et si c’était le dernier ? Non, non, surtout ne pas y penser.

Alors on les embrasse. On les aime tellement. C’est notre vie. Avec son conjoint, il y a  des lourds silences ce matin. Des non-dits, des regards pesants. La peur. Non, non, surtout ne pas y penser.

On les place dans la voiture. Pas de musique cette fois. Et surtout pas d’infos. On est absent. Absorbé par l’énormité du drame. Écrasé par la haine et les envies de meurtres. Au feu rouge, petits regards dans le rétroviseur. Micro-instants de tendresse. Leur sourire. Ou essayer. On est bientôt arrivé. Cars de policiers. Gardiens de la paix armés lourdement. Zone "sécurisée" avec barricades. Agents en civils s’activant au talkie-walkie. Pour éviter quoi ? Pour éviter qui ?

Non, non, surtout ne pas y penser.

Le 20 mars 2012, en France,  rentrée des classes à l’école juive…

Pâques, Man !

Une petite note sur ce qui m’est arrivé de symptomatique tout à l’heure. Dans le billet précédent je me moquais gentiment des tarifs hallucinant pratiqués par nos voyagistes pour Pessah’ (et j’étais encore loin du compte, puisque le Méridien Eilat vous propose 9 nuits en demi pension pour ‘seulement ‘ -sic-  2390€ par personne…)

En début de soirée, je me suis retrouvé dans une banlieue très populaire à la Porte de Paris où justement une boutique casher du nom d’un incontournable de la distribution s’est récemment installé. J’en ai profité puisque j’avais quelques petites courses à faire notamment des fromages en portions pour enfants, à 2€49 l’unité.
J’en prends trois boîtes.

Je passe en caisse, et là le prix affiché à l’écran  est de 5€67 l’une.
Je signale immédiatement l’erreur: Lire la suite

Pessah’ Exceptionnel !!!

Aristocratie ou Démocratie, l’Election peut-elle être Populaire? Explorations sur le Décalogue

(A la mémoire d’Élie, fils de Saada – Léïlouï Nichmat Eliyahou ben Saada)

Il y a quelques semaines, il ne vous a pas échappé qu’Israël a vécu une crise interne suites aux évènements dit de Bet-Shemesh. Sans revenir une énième fois sur ces faits, scandaleux s’il en est, le plus marquant fût à mes yeux la scission franche entre deux visions du judaïsme et ce, au sein même de la tendance orthodoxe. En avant-propos, et pour désamorcer tout malentendu, il ne sera pas fait mention ici ni de politique intérieure, ni des orientations médiatiques supposément amorales ou hostiles, ni de l’opposition laïcs-religieux qui traversent continuellement la société israélienne. Le périmètre de cette étude, concernera la vision du judaïsme, et sa rupture avérée et flagrante, parmi la population juive orthodoxe. Un schisme qui couvait évidemment depuis des décennies, mais qui à la faveur de ces incidents a franchi un stade inédit jusqu’alors. Lire la suite

Un F-16 nommé Désir : la naissance de la Mort

(A la mémoire d’Élie, fils de Saada – Léïlouï Nichmat Eliyahou ben Saada)

Ça sent l’urine. La sueur. Et le parfum de femmes mûres. On vous presse l’épaule, le genou, le dos. Ça baille tellement. Le moldo-slovaque chante en italien. Ou en espagnol – peut-être, on ne saurait dire en fait. Son rythme Bontempi est lénifiant. A la faveur de la prochaine correspondance, peut-être aurez-vous la chance de subir les mélopées du violoniste roumain sur un air de Gloria Gaynor…
Vous êtes bien dans le métro parisien. Quand je dis "bien" c’est une façon de parler, puisqu’en réalité c’est tout l’inverse. Comme toutes les heures, c’est l’heure de pointe. Vous ne pouvez pas vous concentrer sérieusement et vraiment étudier …Alors, allez-vous vous résigner et perdre ces 2h00 de transports quotidien ? Lire la suite

Bilan 2011, le poids des mots et le choc des photos (surtout celles de Mike Tyson)

J’ai lancé ce blog, un peu au hasard, le 29 décembre 2009.

Il a donc aujourd’hui 2 ans. Je lui souhaite (et à son auteur) une belle et longue continuation, jusqu’à la mise en cent-vingtaine (et voire davantage si Môssieu l’Oint fils de David décidait enfin à pointer le bout de son nez !)

Que vous dire de cette année pour le blog ?

D’abord les consultations. Bon, en résumé, point de suspense et trêve de plaisanterie, moi qui avait fini l’année 2010 avec 1 500 pages vues ( i.e. 4 Boeing ) je peux dire que pour 2011, ce fut l’explosion ! La folie! La furie !

Si j’en croie le rapport annuel de WordPress, j’aurai rempli à guichet fermé 8 fois l’Opéra de Sydney, le plus grand du monde !

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Wonder Eshet H’ayïl…

Billet Express ! Ce soir, comme chaque année, c’est l’élection de Miss France. Ca fait bien longtemps que je ne perds plus mon temps à écouter une provinciale de 22 ans en BTS Coiffure & Communication ânonner avé l’assent  les raisons qui font que c’est un rêve de petite fille qui se réalise – l’oeil gauche dilaté par l’allergie avec le mascara excessif, contracté en direct . Cet étalage de viande sponsorisé par des fabricants de maillots de bains, de parfums, de bijoux et d’automobiles est toujours frustrant pour tout le monde. D’abord pour toutes les autres régions qui ne verront pas leurs ambassadrices de charme remporté les suffrages. Ensuite pour le jury qui ne pèse que pour une part du vote. Puis pour les téléspectateurs qui ont payé un SMS surtaxé quand ce n’est pas Monsieur qui ne peut pas s’empêcher de comparer ce qu’il y a à l’écran avec ce qui se vautre dans son canapé…A la limite les seules personnes satisfaites sont les publicitaires et les parents de la Miss qui sont si fiers que leur fifille ira faire l’inauguration de la Foire à la Cochonaille en Poitou, entre deux sponsoring d’un balai brosse ou d’un bracelet magnétique aux vertus amaigrissantes. Cette reine d’un soir, Miss France, n’est pourtant pas de taille en comparaison de la Reine que nous fêtons tous les vendredis soirs au son d’une mélodie autrement plus émouvante que celle censée emporter nos sens devant ces incarnations de géographies administratives… Lire la suite

Cupidon n’a jamais passé le permis accompagné…

Mazal Tov ! Ça y est. Vous êtes en couple. Mais pour vous deux, c’est du sérieux. Avec 50% de divorce à Paris, vous êtes motivés à vouloir rester du bon côté de la statistique jusqu’à 120 ans. Vous êtes passé au début par tous les grands classiques pour vous préparer à affronter la vie en commun ("Les Hommes viennent de Mars…", "Les secrets des couples qui marchent", Séminaires "H’atan véKala" du Rav Lemmel…). Ce ne fut pas facile au début. Ah ça, chacun de son côté, vous avez fait des efforts. Survécu, parfois, à des trucs de ouf, infligés par l’Autre, que vous ne pensiez même pas possibles (genre laisser les chaussettes trainer plus de 15 secondes où être capable de brûler une daf‘ le chabbat midi – avec des H’allot pas cuites, elles). Vous entamiez, cependant, les années aidant, de plus en plus confiant vos marches vers l’Olympe de l’Entente Conjugale parfaite. Malgré les disputes, les malentendus, la mauvaise foi, le *révisionnisme* sur d’anciens dossiers, les enfants qui viennent compliquer la donne. Mais armés de votre volonté, vous ne perdiez jamais espoir. Sauf que…Rien, je dis bien, RIEN ne vous avait préparé à ce qui vous attendait. L’Armageddon du couple. La bombe sale de l’amour. La décharge cyanurée contre votre sang-froid et votre langage mesuré…J’ai nommé (brrr…j’en frémis encore) : Le Permis de Conduire Accompagné de Madame !!!

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Facebook, Youtube, Twitter, Yahoo, Hotmail, Google, Apple, Microsoft, Skype…

Non, non je ne cherche pas à battre le record du titre du billet le plus long. Voici juste une toute petite note pour vous faire partager que ces 9 compagnies sont rentrées tellement dans notre quotidien que plus personnes ne remarquent: Lire la suite

La virgule Talmudique

Il m’est arrivé récemment d’avoir une discussion très sérieuse avec une collègue assez calée niveau cathé. Catholique pratiquante, enfants en école privée, messe dominicale, carême et week-end au Vatican chaque année. Notre discussion portait sur la lecture ‘commune’ de *l’Ancien Testament* et elle maintenait que l’interprétation qu’en donnait sa chapelle altoséquanaise, strictement fidèle au texte de l’Écriture Sainte, était par conséquent fidèle au Message de Dieu. Elle m’avoua qu’elle ne pouvait pas comprendre comment on pouvait faire dire autre chose au Texte, surtout quand c’est si clairement écrit. Lorsque je lui répondis que grossièrement la Loi écrite n’était qu’une sorte de pellicule photographique qu’il fallait faire développer, grâce à la Loi orale,  pour en contempler le contenu, j’ai perçu comme une distance, respectueuse mais condescendante. C’est alors que Maurice Druon vint à ma rescousse… Lire la suite

Le défilé du Créateur

Nous allons lire dans quelques jours la paracha (péricope) de Béréchit (la Genèse), qui nous conte entre autre la faute d’Ève puis d’Adam et qui les verra expulsés du Jardin d’Éden. Mais aussi, c’est la parasha nous narre la première confection de vêtement de l’Histoire. Depuis lors, il est de notoriété publique que les juifs ont toujours eu une longueur d’avance sur les autres en ce qui concerne les vêtements, surtout ceux des femmes. Ne dit-on pas que les trois fêtes juives les plus importantes sont Rosh Hashanna, Kippour et le Salon du prêt-à-porter ?
C’est pourquoi je me suis amusé, en cette période aussi des défilés de mode à Paris, Milan, New York et Londres, à tenter de relater les 7 jours de Création sur le mode…de la mode !

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La vie n’est qu’une hystérésis…

Ami lecteur, toi qui n’a peut-être pas eu la chance de faire de VRAIES études, je veux dire scientifiques ;-), n’aie crainte. Le titre de ce billet est loin d’être une insulte contre cette chienne de vie. Ce n’est pas non plus une classification médicale sur les malheurs de l’existence. Non, il évoque plutôt un graphe bien connu des ingénieurs et qui a la forme ci-contre :

Comment la lire ? Très simplement: passé un seuil, on change de palier. Mais ce n’est pas symétrique, c’est-à-dire que si l’on fait "marche arrière" et que l’on revient en deçà du seuil, on se maintient sur ce palier encore un peu…avant de retomber. Il y a un décalage entre l’effet et sa cause.
C’est une forme – dans tous les sens du terme – d’injustice puisqu’il n’y a pas d’équité dans le comportement et la valeur du seuil. On parle alors de non-linéarité.

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Yom Kippour: Journée faste ou jour néfaste ?

Un Conte de Kippour

Ce soir en s’endormant, il repense à la journée d’exception qu’il vient de passer. Pour éprouvante qu’elle fût. Et il s’amuse à mesurer le chemin parcouru depuis quelques années. Lui, c’est Daniel, ou plus exactement comme sa carte d’identité l’indique, Olivier Daniel. Ce deuxième prénom étant l’hommage rendu à son grand-père. Il réalise que depuis qu’il préfère être appelé par cet autre  prénom, et qu’il s’est engagé à plus d’authenticité dans son judaïsme, sa perception de Kippour a radicalement changé. Et ce soir, en s’endormant donc, il s’amuse à se souvenir et à confronter cette même date selon qu’il se voyait encore en Olivier, ou bien à présent en tant que Daniel. Lire la suite

11 septembre 2001 – 11 septembre 2011 : Dix ans qui ont vu basculer le monde arabe

" Ne détruis pas ", Talmud, Traité Baba Kama, 91b.

Oussama Ben Laden et son organisation se congratulent. En ce mardi 11 septembre 2001, à 14h46 heure française, le monde entier vient d’apprendre que l’islamisme est officiellement entré en guerre ouverte contre les "mécréants" et autres "chiens d’infidèles". Une sorte de Pearl Harbor inédit. Quand dans les rues new-yorkaises les survivants déambulent, hagards et couvert de poussières, à Gaza les femmes lancent des "youyous" de victoire et les palestiniens tirent en l’air en signe de liesse  – en Jordanie et au Liban. Se moquant encore une fois du monde, mais jouant la carte médiatique qui fonctionne si bien jusqu’à aujourd’hui, Arafat va donner son sang, devant les caméras et les photographes, pour les victimes américaines. Lui, le séropositif !  En Afghanistan, les Talibans explosent de joie, les rues de Kaboul ressemblent aux Champs-Élysées le 8 mai 1945: elles sont noires de mondes. Pour certains, c’est semble-t-il le plus beau jour de leur vie.  A Paris, à la Grande Mosquée, un micro-trottoir de TF1 enregistre des musulmans "français" se déclarant "heureux" de cet événement. Sur le plateau d’Ardisson, Jamel Debouzze tente même d’apitoyer le public en déclamant publiquement "qu’avant de condamner, demandons-nous pourquoi et qui sont les vrais coupables qui ont poussé à ces actes". Les cendres new-yorkaises n’étaient pas encore éteintes, que déjà les thèses conspirationnistes les plus farfelues se répandaient comme du venin. Lire la suite

Sans haine, la paix est possible !

Hier soir, j’ai commencé  "Les juifs d’Afrique du Nord – de Didon à De Gaulle" de Sarah Taieb-Carlen. Au détour des premières pages, j’ai eu une révélation disons typographique.
Je m’explique. Cet ouvrage, préfacé par l’ex-Grand Rabbin de France Rav Joseph Haïm Sitruck, relate l’épopée des populations juives présentes sur le bassin méditerranéen et plus spécialement sur ce qui allait devenir le Maghreb (Maroc, Algérie, Tunisie) depuis l’Antiquité et jusqu’après les conquêtes arabes au 8e siècle.
Et là, tout à coup, l’illumination ! Lire la suite

"Tout le monde a raison"…sauf celui qui s’y oppose !

Nous vivons une époque formidable. Ardisson n’avait pas tort en intitulant l’émission de la decennie passée "Tout le Monde En parle". Mais il était encore en deçà du vrai slogan que le publicitaire talentueux qu’il fût aurait dû populariser. Car, à la vérité, nous sommes dans une société où la perception du régime démocratique laisse à penser que, puisque tout le monde peut s’exprimer, alors tout le monde à raison. Vraiment. Non pas que plus personne n’a tort. Ce serait trop beau. Mais plutôt que plus personne n’ose jeter aux ordures les "opinions" scandaleuses et les déviances dangereuses en ayant l’outrecuidance de les nommer comme telles.  Le courage s’est dissous dans le consensus mou. Oui tout le monde peut dire ce qu’il veut et sa parole a même valeur que n’importe quelle autre. Tout est dans tout; la bêtise comme l’intelligence, l’opinion personnelle comme la réalité objective, le mensonge comme la vérité;  et rien ni personne ne peut s’y opposer au risque d’apparaître comme un censeur fasciste ou un ennemi de la Liberté chérie. Splendide paradoxe : la "libre parole" parvient à neutraliser tout discours éclairé; le "bruit" étouffant la pure mélodie; et la chahut des élèves annihilant la leçon du maître. Victoire par KO. J’exagère à plein tube, vous pensez, n’est-ce pas ?

Alors pour illustrer cette orientation que j’estime continentale, voici un exemple qui s’est déroulé la semaine dernière, le 22 aout, sur les ondes de Sud Radio et qui est symptomatique je pense, de la tendance qui sape notre société européenne depuis l’invasion du "politiquement correct" il y a 30 ans.

De quoi s’agit-il ?

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Petit Jeu d’été: Qui suis-je ?

Comme c’est bientôt la fin de l’été et qu’on ne puisse pas dire qu’il ait été particulièrement ensoleillé pour faire brunir tous les p’tits blanc-becs parigots, je me propose de vous faire deviner le nom d’un personnage, haut en couleur, uniquement en ne reprenant que quelques-unes de ses déclarations.

Vous êtes prêts ? Ah oui, pour épicer un peu le tout, je me suis permis de changer quelques termes, mais l’intention est là.
Je vous le promets.

Allons-y !

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25 Juillet…1976

Aujourd’hui j’ai 35 ans.

Je suis à mi-parcours si j’en crois le Roi David (Tehilim 90,10).

Voila, voila,…l’angoisse…

PS: je vous avais promis un billet court. Je peux pas faire mieux là !

En Galout, trois semaines durent une vie entière…

Alain Delon fixant Jean-Claude Brialy, tous deux jeunes fringuant dragons dans le nanar rose bonbon "Christine" avec Romy Schneider, lui explique comment avec sa maîtresse – une femme mariée évidemment, Vive la France ! – , au début de leur passion qui s’étiole à présent, "six mois passaient comme une semaine alors qu’aujourd’hui une semaine est aussi longue que six mois". La bagatelle est toujours plus charmante pour décrire ce qu’Einstein et ses confrères mettront encore quelques décennies à modéliser de manière plus indigeste. Oui le temps, relatif comme tout le reste, c’est d’abord ce qu’on en fait. Ou ce que l’on en subit: se faire plomber une carie peut sembler durer des heures tandis que passer une bonne nuit de 8 heures dans un lit moelleux ne durerait que le temps d’un rêve (Cf. Inception pour les plus incrédules).
Mais même au sein du calendrier juif, la perception du temps peut-être décorrélée de sa durée réelle.
L’exemple le plus célèbre reste celui de Jacob:

"Jacob servit, pour obtenir Rachel, sept années et elles furent à ses yeux comme quelques jours, tant il l’aimait."(Ber, 29-20)

Il y a, cependant, aussi un autre évènement dont j’aimerais vous parler, et qui à la réflexion  mérite amplement de figurer dans cette problématique de perception ressentie vs. la durée réelle.
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C(D)DD ou l’éloge du manque d’ambition…

Avant hier, nous avons reçu dans mon entreprise ce message de la part de notre PDG:

"Après plus de cinq années passées au poste de Directeur des Ressources Humaines de la société, Untel va évoluer à l’extérieur du Groupe. Je tiens à le remercier pour sa précieuse contribution au service de l’entreprise, en particulier durant les deux années de notre collaboration. Je lui souhaite beaucoup de succès pour la suite de sa carrière."

En moins de deux ans, tout le comité de Direction a été "renouvelé", c’est-à-dire que tous les directeurs de ma boîte, ont été évacués plus ou moins rapidement. Je ne travaille pas dans les RH et ce mouvement supplémentaire ne m’atteint pas. D’autant que je ne suis pas Directeur. Mais ce qui m’étonne à chaque fois, c’est la logique derrière tout ça… Lire la suite

Lune de miel & hypermarché

Nous venons de finir la fête de Chavouot qui vient célébrer les épousailles entre le peuple d’Israël et Dieu. La Tradition séfarade, au moment de l’ouverture du Hékhal (arche), impose même la lecture de la "kétouba" qui est le contrat de mariage que chaque couple juif possède depuis le jour fatidique où les deux inconscients se sont dit "oui". En réalité, en h’outs laarets (en dehors d’Israël) où 2 jours de fêtes sont consacrées à cette fête, on lit même 2 kétouvot.
Le premier jour pour associer Dieu, le marié, aux Enfants d’Israël, la future épouse. Et le lendemain pour unir cette fois-ci le peuple hébreu, l’homme, à la Torah, représentant la femme.
Une sorte de ménage à trois qui à été officialisé ce fameux 6 Sivan, en l’an 2448 après la Création, devant 600 000 hommes soit environ 4 millions d’individus (femmes, enfants et vieillards compris).
C’est aussi  normalement le début de la Lune de Miel même s’il serait judicieux de remplacer le nectar de Rosh Hashana par un Cheesecake de circonstance. Lire la suite

Bilan du blog en Mai

Je vais la faire courte et surtout je vais arrêter chaque mois cette auto-célébration qui n’intéresse même plus mon humilité ;-).

Trois événements au mois de mai:

  • Tous les ponts sont tombés à l’eau, je n’ai pas eu le temps de beaucoup écrire
  • 2000 visiteurs uniques quand même
  • le cap des 10 000 visiteurs du site est franchi (parmi 56 pays) !

Alors bien sûr, pour toi, lecteur, tous ces chiffres, cela n’a aucune espèce d’importance. Aussi comme je le disais au début, la fréquence mensuelle de ce bilan est arrêtée pour passer à un rythme…quotidien ! Non plus sérieusement, disons que bli neder, beezrat hachem, sans me porter l’œil (à force de manger du poisson les jeudis à 5 heures), le prochain bilan aura lieu en fin d’année. Et uniquement si les chiffres sont bons, frère !

Yentl ou le kaddish des femmes

  Souvenez-vous, dans le superbe film Yentl, le personnage joué par Barbra Streisand assiste à l’enterrement de son père. A un moment, le rabbin présent à la cérémonie demande qui, parmi les hommes et en l’absence de fils,  doit réciter le Kaddish (une prière prononcée, mais pas uniquement nous allons le voir, au moment des décès). Et c’est Yentl qui, à la surprise et à l’effroi de l’assemblée,  annonce qu’elle s’en chargera, saisit le Siddour (livre de prières) et commence, en pleurs, à réciter le Kaddish pour son papa.

Cette scène est assez célèbre pour avoir propagé l’idée – déjà fortement répandue – que les filles d’un défunt ne peuvent pas réciter le Kaddish sous peine d’enfreindre un interdit religieux.

Inutile de rappeler combien le Kaddish est ancré dans la culture populaire même profane: un homme, disons occidental, normalement constitué et correctement alimenté, de confession aléatoire, a déjà entendu parler du Kaddish et de sa vague description: la prière des morts chez les juifs.

Mais est-ce vraiment cela ? Que disent la Halacha (loi juive) et l’Histoire juive sur ce point ? Avant même de savoir si une fille peut ou non réciter le Kaddish, qu’entend-on par cette prière et quand la prononce-t-on ? Lire la suite

Happy Yom Anniversaire Israël !

En ce jour de Yom Haatsmaout célébrant le 63 éme anniversaire d’indépendance de l’État d’Israël, je souhaitais vous faire partager une petite vidéo que j’ai découverte et qui m’a tout de suite réconfortée.

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Bilan du blog en avril

Petit billet pour petits chiffres cette fois-ci.

1040 visiteurs ce mois, c’est beaucoup moins que les deux derniers mois. Mais j’ai de bonnes excuses:

  1. mon travail reprend drastiquement le dessus sur mes temps de loisirs qui (re)deviennent du temps du travail à la maison (et ça ne devrait pas s’arranger avant janvier…2012!). Résultat: un seul billet posté en avril…
  2. Pessah’ – évidemment qui a occupé grandement le reliquat de mes heures de sommeil disponibles
  3. L’actualité: j’ai à peu près une petite vingtaine de billets au stade de brouillon (dont un sur le kaddish des femmes et un autre sur le Rav Amsellem), mais tout cela ne me motive pas suffisamment pour que je sacrifie une ou deux heures précieuses de sommeil.

En même temps je suis assez satisfait: le mois dernier je faisais le vœu que l’actualité soit moins dramatique et en effet ce fut presque le cas. Les assassins de la famille Fogel ont été appréhendés par la police israélienne et seront traduits en justice (ce qui est une preuve supplémentaire de l’ultra-démocratie israélienne: des monstres comme cela méritent largement la mort…)

J’ai dit ‘presque’ parce que tout de même hélas Ben Yossef Livnat (zal) a été assassiné à bout portant par la "police" palestinienne alors qu’il priait sur le tombeau de Joseph. Évidemment personne n’en a parlé dans les médias.
Son crime ? être juif en Israël…

PS: autre fait marquant du mois, mon Maître ‘Jon Touitou’ a réussi a retrouver ce blog pourtant anonyme et ne l’a pas trouvé aussi nul que je le craignais. C’est très encourageant !  ;-)

Pete Sampras et Mike Tyson sont sur un ring…

Savez-vous ce qu’est un cross-over dans le monde des jeux vidéos ?
C’est lorsque l’on mélange des personnages venant d’univers différents, essentiellement dans les jeux de combats. Par exemple: Namco X Capcom, Marvel vs. Capcom, ou Mario & Sonic aux Jeux Olympiques. Ceux qui s’y sont amusés vous le diront :
Une fois identifié comme tel (et dans un jeu de combat, cette question ne se pose même pas), il faut nécessairement jouer le jeu de votre adversaire. Il faut obligatoirement suivre les règles forcément offensives de votre ennemi. Ce n’est pas très gentleman ? Certes, mais quand en face de vous éructe 120 kilos de muscles pour quelques grammes de cervelle, la bienséance s’efface logiquement devant l’instinct de survie.

Mais dans la vraie vie, à quoi cela pourrait-il bien ressembler ? Et surtout peut-on arriver aux mêmes conclusions et appliquer les mêmes attitudes ‘primaires’ qui font le délice des gamers ? Y aurait-il une place pour, par exemple, la stratégie à trois bandes, la condescendance, le pardon, la pitié… bref, est-ce qu’autour de nous un combat réel opposant deux adversaires féroces se déroule autrement que par une confrontation bestiale, violente, viril que Bison oppose à Riuy dans un splendide Street Fighter IV Arcade Edition ?

Tentons l’exercice.

Imaginez donc Pete Sampras, le tennisman le plus titré de l’histoire de ce sport. Armé d’une raquette en fibre de carbone pesant moins de 350 grammes, et toujours aussi svelte, il est jeté sans ménagement sur un ring avec en face de lui un Mike Tyson de la belle époque, celui qui bouffait une oreille de Evender Holyfield à chaque round, histoire d’humer le goût métallique du sang. Soufflant comme un taureau avant l’estocade a recibir , les artères à fleur de peau,  plus transpirant que ce que l’éponge de Don King son manager ne peut en absorber. Avec un œil du tigre plus proche de celui d’un cyclone que du félin subitement beaucoup moins menaçant que la brute qui fait face à l’élégant (quoiqu’inconscient) Sampras.

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