Une petite note rapide sur ce qui m’apparaîtra pour longtemps encore comme incompréhensible.
Tout département, toute direction, tout groupe doit gérer un budget annuel pour réaliser ses objectifs.
Ce qui est étonnant c’est le rush de décembre pour “cramer” le budget qui éventuellement reste au fond du porte-monnaie. L’idée – ou plutôt la crainte- est que pour la prochaine année (surtout en ces temps de crises), les capacités budgétaires soient moindres ou pire, que les montants qui restent ne soient pas totalement dépensés et que donc on les …rende !

C’est bizarre, parce que pour moi s’il reste de l’argent tant mieux pour la boîte. Mais non en fait cela peut être mal, très mal perçus, car:
- Première raison (à la limite compréhensible) c’est que la somme du budget qui a été réservé dans le budget, n’a pas été placé. Il y a donc un manque à gagner voire pire: l’argent a peut-être été emprunté et l’entreprise paie des intérêts sur une somme dont au final elle n’a pas besoin. Certes. Mais cela justifie-t-il de sacrifier cet argent inutilement ?
- Cela prouve aussi que le manager ne sait pas gérer correctement son budget (ou qu’il a des talents de négociateur qu’on ne lui demande PAS d’exercer…)
- Que s’il n’a pas atteint un des nombreux objectifs inatteignable, c’est peut-être parce qu’il n’a pas engagé les dépenses qu’il fallait
- C’est aussi qu’il a très mal géré son ‘forecast’, c’est-à-dire que l’année passée il a mal évaluer ses besoins budgétaires
Bref, c’est mal.
Alors, autour du 10 décembre c’est la Foire aux contrats non négociés, aux prestations ponctuelles déjà obsolètes, aux études théoriques inapplicables, aux achats de livres que personne ne lira.
J’ai bien conscience qu’une logique comptable est derrière tout ça.
Mais au fond, entre nous, c’est quand même sacrément débile…
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