Cupidon n’a jamais passé le permis accompagné…
14/11/2011 5 Commentaires
Mazal Tov ! Ça y est. Vous êtes en couple. Mais pour vous deux, c’est du sérieux. Avec 50% de divorce à Paris, vous êtes motivés à vouloir rester du bon côté de la statistique jusqu’à 120 ans. Vous êtes passé au début par tous les grands classiques pour vous préparer à affronter la vie en commun (“Les Hommes viennent de Mars…”, “Les secrets des couples qui marchent”, Séminaires “H’atan véKala” du Rav Lemmel…). Ce ne fut pas facile au début. Ah ça, chacun de son côté, vous avez fait des efforts. Survécu, parfois, à des trucs de ouf, infligés par l’Autre, que vous ne pensiez même pas possibles (genre laisser les chaussettes trainer plus de 15 secondes où être capable de brûler une daf‘ le chabbat midi – avec des H’allot pas cuites, elles). Vous entamiez, cependant, les années aidant, de plus en plus confiant vos marches vers l’Olympe de l’Entente Conjugale parfaite. Malgré les disputes, les malentendus, la mauvaise foi, le *révisionnisme* sur d’anciens dossiers, les enfants qui viennent compliquer la donne. Mais armés de votre volonté, vous ne perdiez jamais espoir. Sauf que…Rien, je dis bien, RIEN ne vous avait préparé à ce qui vous attendait. L’Armageddon du couple. La bombe sale de l’amour. La décharge cyanurée contre votre sang-froid et votre langage mesuré…J’ai nommé (brrr…j’en frémis encore) : Le Permis de Conduire Accompagné de Madame !!!
Non, non je ne cherche pas à battre le record du titre du billet le plus long. Voici juste une toute petite note pour vous faire partager que ces 9 compagnies sont rentrées tellement dans notre quotidien que plus personnes ne remarquent:
Il m’est arrivé récemment d’avoir une discussion très sérieuse avec une collègue assez calée niveau cathé. Catholique pratiquante, enfants en école privée, messe dominicale, carême et week-end au Vatican chaque année. Notre discussion portait sur la lecture ‘commune’ de *l’Ancien Testament* et elle maintenait que l’interprétation qu’en donnait sa chapelle altoséquanaise, strictement fidèle au texte de l’Écriture Sainte, était par conséquent fidèle au Message de Dieu. Elle m’avoua qu’elle ne pouvait pas comprendre comment on pouvait faire dire autre chose au Texte, surtout quand c’est si clairement écrit. Lorsque je lui répondis que grossièrement la Loi écrite n’était qu’une sorte de pellicule photographique qu’il fallait faire développer, grâce à la Loi orale, pour en contempler le contenu, j’ai perçu comme une distance, respectueuse mais condescendante. C’est alors que 

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